À propos de la position de l’Église catholique sur l’homosexualité

Réponses à des questions d’une journaliste sur la position de l’Église catholique sur l’homosexualité par Denis et Jean-Louis

• Comprenez-vous la position de l’Église sur l’homosexualité ?
Non
• Est-ce que vous lui en « voulez » ?
Oui car pour condamner l’homosexualité, l’Église fait référence à des textes bibliques, ou non, dont on sait pertinemment qu’ils ont été écrits dans un contexte qui ne visait pas à condamner une orientation sexuelle ; alors que l’Église ne tient pas compte du message évangélique qui n’y fait pas référence et qui sont les textes fondateurs de notre foi chrétienne.

• Pour l’Église, toute personne homosexuelle est appelée à vivre chastement dans le célibat… Qu’en pensez-vous ?
Nous ne choisissons pas notre orientation sexuelle et on voudrait nous retirer du fait de cette différence une part de l’humaine condition qui s’accomplit aussi dans la sexualité… Cela ne traduit-il pas un malaise récurent des hommes d’Église à ce sujet ?
• Et si vous vivez en couple, que répondez-vous à cette affirmation ecclésiale ?
Elle n’a rien d’évangélique et va à l’encontre de l’épanouissement d’un couple quel qu’il soit.

• Quelles évolutions sur les positions de l’Église (par rapport à l’homosexualité) espérez-vous pour les années à venir ?
Être considérés comme des personnes et des couples comme les autres. La vraie évolution viendra d’un changement de position sur la sexualité en général.

• Trouvez-vous parfois l’Église hypocrite quand elle parle d’homosexualité ?
Oui parce qu’elle manipule « bienveillance » et « mise à l’index ». Une forme de pharisianisme dénoncée par le Christ en son temps.

• Un mot sur le pape François… que vous inspire-t-il (sur ce sujet notamment) ?
C’est un homme qui, de par son attitude qui se veut proche de la réalité de la vie des gens, a apporté de l’oxygène aux personnes homosexuelles qui étouffaient et s’éloignaient sous les autres pontificats. Mais son « qui suis-je pour juger ? » montre les limites de l’évolution qu’on lui prête : son attitude évangélique de ne pas condamner le pécheur qui a suscité de l’espérance, montre cependant qu’il considère toujours l’homosexualité comme un péché !
Ce qui explique les positions qu’il adopte ou qu’il laisse adopter, au point qu’il a ajouté aux textes du Magistère la négation de nos couples et de nos familles (« aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines (sic), entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille » exhortation apostolique Amoris lætitia au n° 251)

• Comment avez-vous trouvé personnellement (si vous l’avez trouvée !) votre place dans l’Église ? En surmontant quels obstacles (si obstacles il y a ou il y a eu !) ?
Denis : J’ai quitté l’Église catholique malgré ses richesses car son rapport à la vérité me semble piégé par « l’infaillibilité » qu’elle veut sans cesse trouver dans son enseignement y compris quant elle parle de sexualité.
Jean-Louis : J’ai trouvé une place tant que je ne me suis pas affiché comme tel. Le jour où j’ai pris conscience que je ne pouvais plus cacher cela, je me suis éloigné.

• Est-ce que vous constatez qu’il y a plusieurs formes d’homosexualité, ou est-ce absurde d’essayer de les différencier ?
Que ne dirait-on pas si on demandait à un couple hétéro qu’elle est sa forme d’hétérosexualité. On serait dans l’absurde, non !?

• Est-ce que le Christ vous aide à vivre plus heureux ?
Clairement oui, car à qui irions-nous, il a les paroles de vie éternelle.