Balades de début d’été

Deux dimanches, deux activités de détente, de loisirs et de rencontre pour le groupe de David et Jonathan. Deux dates à marquer et remarquer, deux moments qui nous ont apportés aux uns et aux autres beaucoup de joie, de plaisir et d’émotion. Deux rendez-vous qu’il nous a été donné de vivre ensemble et qui nous apportent aussi tant de vies vécues et parfois survécues. Les rencontres de D&J ne sont jamais une certitude de présence, on attend, on est sûr, puis on doute de n’être que deux ou trois, pour être au final plus que prévus.


Le premier rendez-vous s’en est allé sur les terres du sud Mayennais, autrefois terre Angevine, qui nous a apporté ce dimanche 24 juin la douceur de vivre et le soleil. Des ingrédients plein de couleurs et de saveurs, mais qui auraient manqué de sel sans la présence de nos joyeux compères qui ont troqué la nonchalance d’un dimanche à ne rien faire, le repos bien mérité d’une semaine parfois harassante, pour venir tous se retrouver autour d’artistes merveilleux. Des artistes qui se sont donnés pleinement malgré un soleil de plomb et toujours dans le sourire. Un sourire qui se propage dans la foule de spectateurs, dans le rire et l’émotion qui parfois déborde des regards, des larmes qui perlent et des applaudissements qui crépitent comme autant d’étincelles jaillies de nulle part, si ce n’est du rêve transmis de grands enfants que nous sommes redevenus l’espace d’un après-midi.

Le second rendez-vous est une tout autre recette. Prenez le souvenir tenace de Patrick qui quinze ans après se rappelait d’une balade géniale aux Landes de Cojoux en Ille-et-Vilaine. Ajoutez y un pique-nique improvisé sur un terrain à bâtir, des chaussures de randonnées et des chasseurs de nuages et vous avez un cocktail détonnant de bavards ou de moins bavards se promenant dans la lande à la découverte des menhirs, des allées couvertes, qui imposent parfois de se taire pour mieux voir. Un temps pour parler, un autre pour se taire et une prière de sœur Emmanuelle qui appelle la réflexion au bord de l’eau…

Aimer
Aimer, c’est apprendre à écouter la différence de l’autre.
L’Amour est une écoute qui retentit en soi.
Alors s’ouvre la réception du don de l’autre, de sa manière autre d’aimer.
Nous serons toujours différents mais quand tu sais écouter l’autre différent de toi,
tu fais entrer en toi une vision qui n’est pas tienne.
L’autre, tu ne le changes pas, mais ta vision, oui, tu peux la changer.
Qu’est que l’autre sent, attend, et que je peux lui donner ?
L’Amour, c’est ce complément d’être que je donne
mais tel que l’autre le désire, et non pas tel que je l’imagine.
L’Amour, c’est ce complément d’être que, réciproquement, l’autre me donne, mais à sa façon.
Ceux qui s’aiment sont dans le mystère d’une relation vécue différemment, dans la différence.

Sœur Emmanuelle – « Vivre, à quoi ça sert »

Trois phrases ensuite reprises qui soulignent la différence de l’autre que l’on ne changera pas car ce serait imposer sa vision. Trois phrases qui soulignent la différence comme intangible. Trois phrases qui soulignent l’acceptation de l’autre, quel qu’il soit et quand bien même cet autre est celui que l’on aime.
Un texte qui nous a permis aussi d’entendre la souffrance, l’incompréhension ; de recevoir et de soutenir celui qui trébuche au milieu du chemin d’une vie parfois jonchée de trop de difficultés, quand ces difficultés vous touchent à l’intime d’une vie et qu’elles ne trouvent que des jugements trop hâtifs qui condamnent au lieu d’aider.
Cette balade fut une jolie randonnée où les pieds ont un peu soufferts, mais où les cœurs se sont parfois racontés. Cette balade fut un joli détour où la fatigue s’est fait ressentir, mais où les mots ont su parler. Cette balade fut un parcours où l’on se perd, mais où la solidarité permet de se retrouver.

Bel été à toutes et à tous
Jean-Louis