« Les 24 heures du Mans »

Samedi 28 et dimanche 29 septembre 2019, j’ai eu la chance de visiter le Vieux Mans entourée de huit gars d’exception. Plus modestement, je pense qu’unanimement notre petit groupe de Rennes, élargi à Nantes avec la présence de Philippe, a vécu dans la bonne humeur un week-end culturel et de détente à l’initiative de Christophe, secondé par Jean-Louis et Denis pour la partie logistique.

Christophe, Manceau d’origine, nous a fait découvrir la très belle cité des Plantagenêts à l’occasion de la manifestation « Entre cours et jardins » qui a lieu une fois l’an. On a suivi un circuit munis de pass dans la ville fortifiée à travers un dédale de rues pavées qui montent et descendent. Des particuliers nous ont ouvert leurs jardins insolites aidés d’une troupe de bénévoles en tablier bordeaux. On est loin de soupçonner, en passant une porte, que derrière se cache un écrin de verdure, parfois très original. Des artistes sculpteurs et bricoleurs en ont profité pour exposer leurs œuvres : des pièces de ferronnerie, des animaux étranges dont une autruche qui déployait ses ailes roses, l’occasion d’une seconde vie à des portières de voiture. Un autre artiste donnait à voir dans le sous-sol cavier de l’ancien évêché, des lampes sur des socles en bûches récupérées. Tout est une question de regard, encore une fois.

Parmi les cours et jardins visités, deux m’ont particulièrement plu. L’un pour l’ambiance : En effet, on a été accueillis avec une tasse de tisane de plantes locales (verveine citronnée et romarin, il me semble) sur un fond sonore fort agréable. Sur le côté, à l’intérieur d’une pièce cosy ouverte sur le jardin, un beau jeune homme barbu jouait du piano, un mélange de classique et de jazz. Je serais bien restée là à l’écouter… Le second : la Joaillerie Houillon, fondée en 1947, pour la visite unique de son atelier de création. La responsable avec deux étudiantes apprenties créatrices a très simplement répondu à nos questions. Un moment passionnant dans les coulisses de cette Maison de prestige.

N’oublions pas la cathédrale ! Enfin les cathédrales, si l’on veut être précis. Étonnante structure où les restes de la bâtisse romane s’encastrent à la partie gothique en un ensemble harmonieux et très lumineux. Certains d’entre nous, très calés en histoire de l’art et architecture, m’ont beaucoup appris. Mon petit carnet est venu à la rescousse de ma cervelle de moineau. Désormais, les fenêtres à meneaux n’ont plus de secret pour moi.

Dimanche, nous achevions notre visite par une balade sous forme de jeu de piste qui faisait appel à notre sens de l’observation, notre mémoire des lieux parcourus et notre culture générale. Christophe, en guide facétieux, a arbitré nos deux équipes qui, comme par hasard, ont fini ex-æquo. Évidemment, il n’a pas omis d’orienter notre déambulation devant une boutique dédiée aux 24h du Mans. Passage obligé pour ces messieurs puisque ladite abritait auparavant un bar gay…

Pour la convivialité en intérieur, le duo Jean-Louis et Denis avait prévu un jeu de devinettes mimées après le repas partagé du samedi soir, précédé d’un apéro très léger à base de tartines de rillettes… Un autre Denis, un ami de Philippe, nous a rejoints à cette occasion et nous avons bien ri.

Le thème du jardin dans les récits de la Création a fait l’objet de notre temps spirituel : présentation succincte -c’est tout un art- donnant matière à penser, échanger et prier, suivie du pain et du vin partagés. « Là où deux ou trois sont réunis » en Son Nom, le Christ est au milieu de nous. Merci Denis !

Pour finir, un 10/10 pour l’hébergement dans ce gîte très confortable où nous avons vécu nos 24 heures au Mans.

Myriam