Café littéraire

Comme prévu par notre programmation, nous nous sommes retrouvés pour lire, discuter et échanger toute une après-midi en salon littéraire sur l’essai de James Alison(*), aidés en cela par moult nourritures et boissons terrestres, démontrant ainsi que l’on peut être des esprits pensants tout autant que des hédonistes, voire des épicuriens.

Lors de sa conférence, Jean-Louis a synthétisé le personnage profondément et durablement marqué par le philosophe français René Girard, qu’est James Alison et sa doctrine complexe, dont la thèse principale est qu’en inversant les rôles victime/bourreau lorsque ce dernier est déchu de sa toute puissance, la victime, loin de jouer le martyr ou le vengeur peut par l’empathie transcender la vie des deux protagonistes.

Il introduit une idée de « l’intelligence de la victime » pour expliquer le changement qui s’opère chez les disciples de Jésus après la rencontre avec le Christ ressuscité.

Nous sommes tous concernés par l’application de cette théorie, même dans les petites offenses. Quant à passer de la théorie à la pratique, çà, c’est une autre affaire…

L’exemple le plus symptomatique est l’affaire du Cardinal Hans Groër, aux prises de positions particulièrement homophobes ; pourtant lui-même concerné et impliqué dans un scandale d’abus sexuels. Une fois déchu de ses fonctions et traité comme mouton noir par ses pairs, l’attitude prônée par Alison aurait été, sans acquiescer ou oublier, d’accompagner l’ancien bourreau dans sa démarche d’expiation.

D’autre part, Alison estime que l’enseignement de l’Église catholique sur l’homosexualité jusqu’à présent a été anormal car il repose sur une prémisse fondamentalement erronée de l’hétérosexualité intrinsèque présumée de tous les humains (en d’autres termes, les homosexuels étant simplement des hétérosexuels défectueux). Ainsi l’homosexualité est conçue comme une tendance objectivement désordonnée conduisant à des actes intrinsèquement mauvais.

Alison croit plutôt que « être gay est une variante minoritaire non pathologique régulière dans la condition humaine », ce qui est mieux comparé à la gaucherie– une condition qui était également considérée comme défectueuse jusqu’à ce que le voile de la pensée mythologique à son sujet ait été levé en écoutant la science – qu’à une condition incontestablement désordonnée comme l’ anorexie .

Exclu de l’ordre des Dominicains de par ses prises de positions, son attitude, conforme à sa doctrine lui a valu la reconnaissance du Pape François qui l’a appelé directement. Selon Alison, le pape François lui a dit : « Je veux que vous marchiez avec une liberté intérieure profonde, en suivant l’Esprit de Jésus. Et je vous donne le pouvoir des clés. » Comprendre par cela qu’Alison reste prêtre de plein droit,  et en étant détaché à l’autorité d’un évêque ; c’est à dire libre.

Christophe,
Sur la lecture et le travail de Jean-Louis.

(*) (prêtre et théologien catholique anglais. Alison est connu pour son application de la théorie anthropologique de René Girard à la théologie systématique chrétienne et pour son travail sur les questions LGBTI+)

Ce présent compte-rendu est une présentation succincte, parcellaire, personnelle et donc subjective de la conférence de Jean-Louis, autrement plus exhaustive de l’œuvre et de la vie de James Alison.

Aussi n’est-il pas inutile de se reporter à l’ouvrage lui-même :
« La foi au-delà du ressentiment » de James Alison – 336 pages – avril 2021 éditions du Cerf. 22,00€
https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/19208/la-foi-au-dela-du-ressentiment

Sinon, il reste la magie de la « Toile » : https://books.google.fr/books/about/La_foi_au_del%C3%A0_du_ressentiment_Fragment.html?id=PwYiEAAAQBAJ&source=kp_book_description&redir_esc=y

Et :

https://en.wikipedia.org/wiki/James_Alison
Wikipédia traduction automatique en français selon les navigateurs.

Retour d’un rennais sur les JAR 2021

Bonjour,

Comme prévu j’envoie un petit retour sur les JAR.

 

Cette année, les JAR ce sont déroulées en Normandie. Nous avons été accueillis dans un gîte à flanc de colline avec vue sur la vallée. Un lieu paisible invitant à l’introspection et propice aux partages spirituels.

 

Les participants venaient en majorité de Paris, mais aussi de Normandie et du nord-est.

Nous avons partagé des moments de réflexion sur les thèmes « aller vers les autres » et « continuer, tout est en avant », où chacun a pu exprimer son expérience, son ressenti.

Nous nous sommes aussi retrouvés en assemblée plénière pour un instant de communion et de prière.

Le samedi soir, le groupe parisien Celtic Sailors est venu nous proposer des reprises et des chansons originales de musique celtique. Un chanteur-guitariste, un violoniste et contrebassiste, accompagnés d’un danseur qui nous a montré son talent aux claquettes irlandaises et nous a fait danser des classiques de la tradition bretonne.

La soirée s’est poursuivie sur de la musique contemporaine jusqu’à une heure avancée.

Des bénévoles nous ont régalés en cuisine avec des produits locaux préparés sur place.

Ce fut un weekend de partage et de belles rencontres qui laisse entrevoir de beaux projets pour l’avenir de l’association.

Yohan

Assomption à la Peinière

En ce jour de l’assomption, nous étions 9 à participer dans un premier temps à la messe du sanctuaire de Notre Dame de la Pénière. Des membres se sont excusés car partis en vacances

En voici l’histoire :
Un jour, un paysan du nom de Chopin, voulant remettre en culture un terrain abandonné, heurta du soc de sa charrue un bloc informe couvert de terre.
Intrigué, il gratta l’argile qui adhérait à ce bloc et reconnut une statuette de la Vierge, en bois, assez grossièrement sculptée.
Il l’emporta le soir dans sa maison. Le lendemain, il fut étonné de ne plus retrouver la statuette chez lui. Elle avait disparu.
La surprise fut encore plus grande quand il la retrouva près de la fontaine, où il l’avait découverte la veille.
Le soir de ce même jour, il rapporta la statuette à son logis. Le même phénomène se reproduisit. Il avertit le recteur de Saint-Didier.
Celui-ci mit la statue dans sa chambre et prit soin d’en fermer la porte pendant la nuit. Le jour suivant, on retrouva encore une fois la statuette près de la fontaine.
La preuve était faite que la Vierge Marie voulait être honorée là où l’on avait exhumé sa statue. Ce fait dut se passer vers la fin du XVIe siècle.
Aujourd’hui de nombreux fidèles étaient là pour l’office. Peut être 200.
Après celui-ci nous avons piqueniqué dans un parc castelbourgeois, avant de faire une promenade culturelle dans les jardins ouverts au public du restaurant gastronomique Ar Milin à Châteaubourg : « Le Jardin Des Arts ».
Des œuvres imposantes d’artistes contemporains y sont exposées. Chacun, selon sa sensibilité, peut y voir parfois ce qu’il y veut. Certaines œuvres ne laissent pas de place à l’imagination. Une plume restera une plume même si elle fait plus d’un mètre.
Le soleil, avare depuis le matin s’est doucement réveillé pour nous éclairer de ses rayons pendant une réunion improvisée au cœur de ce joli jardin où nous avons programmé nos futures activités :
Notre agenda

Bernard

Balade (et non défilé) du 14 juillet

Un mois après  s’être  revus pour un pique-nique chaleureux dans le parc des Gayeulles, une dizaine de déjistes se sont rassemblés à nouveau, pour un nouveau temps de convivialité.

La journée a été riche. Le matin, elle a été, notamment, marquée par l’accueil d’un nouveau dans les conditions prévues par nos statuts.

Et un « ancien » qui était déjà venu voici quelques années était de retour parmi nous. Nous l’avons accueilli avec joie.

Ce premier groupe s’était donné rendez-vous place de la République ; 14 juillet oblige !

Le déjeuner-fort apprécié!- s’est déroulé dans un kebab puis, au fur et à mesure que s’écoulait l’après-midi, les différents déjistes sont arrivés au Jardin du Thabor, dans un cadre bucolique.

Les retrouvailles ont été marquées par un « goûter gourmand. » (Tant pis pour les kilos superflus!)

A 17h30, l’ensemble du groupe s’est retrouvé  devant l’Office  de tourisme, Rue Saint-Malo pour le début d’une balade guidée ayant pour thème « L’Art contemporain dans tous ses états, côté rivières. »

« Mettre la main dans un sac à dos, c'est comme entrer chez quelqu'un sans frapper. » « Nous sommes des riens, qui vivons de peu. Il s'en faut de peu qu'on ne vive de rien. » « Le sac à dos, cette petite maison comme celle de l'escargot. »
L’oeuvre « Chemin de vie », réalisée par des sans-abri.

citations gravées dans le granit par l’artiste Joël Gendereau, puis intégrées à une sculpture, une sphère acier-inox d’un diamètre de 2,50 m et de plus d’une tonne, réalisée par Philippe Le Ray, qui avait déjà travaillé avec le collectif lors d’un précédent projet.

Les découvertes ou (re)découvertes ont été variées : Nouveaux vitraux des Jacobins, couvent devenu un centre culturel, statue du maire héroïque Leperdit, hermines aux fenêtres… Le créateur, Maillols, qui  a remodelé certains quartiers de Rennes et qui est à l’origine des Tours des Horizons a été évoqué. Nous avons pu voir aussi de splendides graffiti colorés réalisés par des professionnels.

Street Art Rennes quai d'Ille et Rance
Quai d’Ille et Rance

 

La visite s’est achevée par la découverte du « Belvédère », une œuvre récente qui s’avance sur La Vilaine et qui est située non loin de la Maison de l’Eclusier. Heureux de cette journée, nous nous sommes séparés, nous promettant de nous revoir le 15 août dans le cadre de la fête mariale en l’église éponyme. (Notre agenda)

Dominique

Grillades rennaises post confinement

En ce dimanche 13 juin, nous, déjistes rennais avons à notre tour fêté le retour à une vie (presque) normale, en enterrant officiellement le déconfinement et ses réunions virtuelles. (Ne soyons pas ingrats, ces dernières nous ont aussi permis de garder le contact humain et d’avancer dans nos projets.)

En débutant pour ceux qui le souhaitaient, (minoritaires, nous avons quelques mécréants humanistes dans nos rangs), par une messe en la paroisse de Saint Augustin, suivie d’agapes pantagruéliques sous la forme de grillades au parc des Gayeulles.

Après le bénédicité(*) proposé par notre pasteur agréé, que nos mécréants cités supra ont dû supporter avec flegme et soupirs étouffés, merguez, chipo, saucisses et brochettes ont suivi l’apéro et précédé les desserts achetés ou confectionnés maison. Déjeuné arrosé de cidre, vins de Bordeaux, jus de fruits, Château-la-pompe, café. Ne manquait plus que le « pousse-café ».

Tout ça sur l’herbe au soleil puis un retrait stratégique à l’ombre du bois avec une sieste dans l’herbe et chapeau sur la tête pour quelques uns. Et discussions échanges politiquo-sociologico-philosophico-culturello-spirituels… pour les plus réveillés.

Un temps fort, gratuit, une petite oasis de bien-être, pour le plaisir, juste comme ça pour ça, et redonner des couleurs, du peps, du volume et du relief à la vie parfois un peu garce.

Christophe

 

(*) : Qui portait sur le fait de manger ou non, le résultat est un jugement identique ; alors mangeons :
Mt11 V18-19
18 Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l’on dit : “C’est un possédé !”
19 Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et l’on dit : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait.»

Réunion de rentrée Zoom avril 2021

Comme proposé, le groupe D&J – Rennes s’est rassemblé en réunion virtuelle le samedi 18 avril.
Nous étions 8. Et 4 absents excusés.

Nous avons échangé sur les informations nationales ; le projet de refonte des statuts, le changement de nom de l’association, et sa nouvelle gouvernance.

Si la situation sanitaire le permet, des JAR pourraient avoir lieu en octobre prochain.
Et localement la réunion nous permet de repartir sur de nouvelles responsabilités de personnes. Et nous prenons de manière optimiste un rendez-vous de retrouvailles pour des grillades barbecue. D&J -Rennes offre la « cochonaille », chacun chacune apporte sa bonne humeur et qui une bouteille, qui un gâteau etc…
Des personnes – qui sait, peut-être en détresse – contactent l’association rennaise. En cette période propice à l’isolement il est essentiel, vital d’y répondre. Des accueils seront peut-être à honorer.
Portez-vous bien, et continuez à respecter les gestes barrières…

Et la femme dans la bible

Ce samedi 14 novembre nous avions convenu d’une rencontre des adhérents du groupe de Rennes en visioconférence (situation sanitaire oblige) sur le thème de la famille dans la bible. Nous étions 9 et nous avons la chance que Denis mette sa connaissance des textes à notre service grâce à un travail très documenté. Il faut noter que la place des femmes a certes évolué depuis cette époque lointaine. Cependant, le patriarcat d’alors a encore de beaux jours devant lui. Espérons pour les temps qui viennent une égalité parfaite entre nous.

Des questions des uns et des autres ont permis un échange. Les participants se sont quittés en appuyant sur un bouton. Triste réalité ! Vivement que tout redevienne normal. On a prévu une rencontre de visu autour d’un repas pour Noël mais personne ne sait à ce jour si nous pourrons nous rencontrer.

Weekend spi à Campeneac

Quand je me suis inscrite au week-end spirituel du grand ouest, je ne me suis pas vraiment arrêtée au thème. Je me suis laissée guider par l’expérience heureuse faite l’an dernier à l’abbaye de Timadeuc. Les moniales nous ont accueillies comme les moines en tant que groupe « David et Jonathan » avec bienveillance et simplicité. Cette fois, nous n’avons pas participé aux lectures, ni à la procession des offrandes, ni n’avons été nommés explicitement durant la prière universelle mais avons été discrètement évoqués comme hôtes dans leurs intentions de prières (liturgie des heures).

Elles nous ont accueillis malgré leurs réticences dues aux conditions sanitaires. Un grand merci à Jean-Louis qui, tel un Abraham des temps modernes, a dû négocier avec conviction pour relever la limite fixée. Du coup, nous avons eu le choix d’obtenir à notre guise qui une chambre double, qui une chambre individuelle, et même une délicatesse pratique pour Christophe, malvoyant accompagné de Ronan du Finistère, de disposer d’une chambre double au rez de chaussée. Ainsi, l’hôtellerie a été royalement à notre disposition durant le week-end.

La co-organisation entre les binômes Etienne/Gabriel (Finistère) et Jean-Louis/Denis (Rennes) m’a semblé fluide, de même la co-animation par le duo Denis / Malou ; dont les interventions ont été très complémentaires.
Denis a introduit la thématique de manière succincte :
• Avènement progressif du monothéisme au sein d’une culture polythéiste ; diverses manières d’évoquer la divinité qu’elle soit féminine comme avec la Pachamama andine (dans sa version originelle et non édulcorée), ou sous forme d’un couple dieu/déesse ; Dieu distinct de l’univers, Dieu tout-autre.
• Les termes féminins en hébreu désignant le souffle (rouah) – Malou complète avec le terme grec pneuma qui est neutre – la présence (shekinah), la sagesse (hotmah).
• Dans l’AT, les attributs de Dieu comme accouchant son peuple, une mère aimant d’un amour inconditionnel, telle une poule qui couve ses petits (…)
• Jésus qui s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes, qui a 12 apôtres, comme les 12 tribus d’Israël, mais de multiples disciples.

J’ai aimé qu’il réveille ma lecture quand il rappelle que les attributs sont empreints de représentations sociales. Si l’utilisation d’un verbe d’action permet de lever des ambiguïtés, on ne peut échapper à un travail de distanciation. On s’exprime toujours dans une langue avec ce que chacun véhicule d’images plus ou moins conscientes selon son histoire, son expérience. Rien n’est figé, ce qui n’est sûrement pas confortable mais s’avère d’une incroyable ouverture.

Il est important de questionner les textes bibliques avec les connaissances de chaque époque. S’il est bon que la Bible soit sujette à interprétations, on ne peut pas non plus dire n’importe quoi. Denis disait lors d’une intervention à un autre moment : « Dis-moi comment tu lis [la Bible], je te dirai qui tu es ».
Revenir à des éléments de traduction en hébreu et en grec est très éclairant pour tenter de dire quelque chose de qui est Dieu, par sa présence, sa Parole, son agir, puis à travers les diverses manières dont le peuple d’Israël l’a perçu, Lui, l’Ineffable, ce qu’en manifeste Jésus, dans sa relation au Père. Et nous / et moi, quelles sont nos / mes représentations ? De là découle l’autre question : quelles sont mes fausses représentations de Dieu, donc ces faux dieux, ces idoles à débusquer constamment. Celui qu’on nomme Dieu, le Seigneur ou Adonaï m’échappe toujours et pourtant il se fait si proche, l’un de nous. Scandaleux : au sens étymologique, une pierre d’achoppement. La lecture biblique présente des textes sur lesquels je bute et il est bon qu’il en soit ainsi. Le Mystère n’est pas ce truc fumeux ni énigmatique qui nous ferme tout accès à une connaissance. Il est, je crois, ce qui se révèle peu à peu, se donne à qui le cherche, de l’ordre d’une quête incessante et d’une rencontre, d’ouverture à plus grand que soi. « Tu étais au-dedans de moi alors que je te cherchais au-dehors. » disait à peu près Augustin d’Hippone comme une invitation ab extra ad intra. Par ailleurs, j’aime cette phrase de Dietrich BONHOEFFER que cite Malou : « Il faudrait vivre sans dieu (c’est moi qui mets une minuscule) mais devant Dieu. »
Les interventions de Malou LE BARS, bibliste du diocèse de Quimper, ont été denses. Plusieurs jours ne suffiront pas à laisser résonner le contenu qui nous a conduit bien au-delà de la question du masculin et du féminin de Dieu. Partant de la racine étymologique du mot « dieu » en français, dies à la fois le jour et la lumière, qui inclut une dimension temporelle et spatiale, elle souligne que Dieu est irreprésentable. Il fait éclater les catégories, y compris celle du genre. Elohim : il y a du pluriel en Dieu.
J’ai aimé entendre qu’il est bon que le texte biblique nous/me résiste. Je me sens invitée à m’en nourrir davantage pour que cette Parole prenne chair dans ma vie, lui donne de la consistance.
Malou nous a introduit à la lecture figurative de la Bible. J’ai littéralement bu ses paroles.

Je retiens notamment que :

• L’église est l’assemblée des appelés de tous les peuples, de tous les temps.
• L’Esprit est la relation entre le Père et le Fils (filiation) ; il traduit l’insaisissable de cette relation d’amour. Dieu est au-delà du genre. L’Esprit passe toujours par une brèche.
• Les Noces échappent à nos institutions humaines. Pourtant, on ne peut rencontrer Dieu que dans l’humain. Je n’aurai jamais assez de toute une vie pour apprendre à devenir frère/soeur en Lui, par Jésus. On n’a pas encore pris la mesure de l’Incarnation …
• Le Christ, la Parole qui s’est faite chair.
• Les matriarches sont stériles parce qu’elles doivent engendrer des peuples de la Promesse. Nous sommes tous « stériles » ou « eunuques », tant qu’on n’a pas été visité par Dieu.
• Notre origine est par delà notre naissance biologique.

Enfin, dimanche matin, Denis clôt avec une réflexion sur le concept de genre qui permet de différencier ce qui est de l’ordre de la biologie et du social. Les rôles sont souvent justifiés par des préjugés culturels. A grands traits, il évoque le genre et le discours des églises, le genre et l’éducation (avancées et reculs). Il interroge les détracteurs d’une « théorie du genre ». Se priver de cet outil, serait s’interdire les approches philosophique, psychologique, historique, sociologique.
Quel coup de balai sur les scories de préjugés qui me sont longtemps collés à la peau ! Chacun fait ce qu’il peut là où il/elle en est, c’est certain. Néanmoins, je pense que pour ne pas stagner et avancer dans notre croissance humaine et spirituelle, il ne faut pas craindre d’être déplacé(e) au lieu de camper sur nos positions. Je repars avec plus de questions : Si c’était l’objectif visé, c’est réussi.

Je termine en reprenant la citation d’Emmanuel CARRERE, évoquée par Denis, : « Une lucidité douloureuse vaut mieux qu’une apaisante illusion. » A méditer.

Bien-sûr, la veillée improvisée avec ce que chacun apporte est toujours un moment de riches partages : chants, poèmes, impro théâtrale, témoignages, textes lus. Je suis particulièrement sensible à la poésie de Piero.

Merci Seigneur d’être présent en chacun de nous de manière si personnelle, d’inventer des chemins pour rejoindre les cœurs un temps soit peu assoiffés.

Myriam

Balade de déconfinement en ce mois de juin

Journée retrouvailles à Saulnières pour les membres de David & Jonathan Rennes (chrétiens lgbt+) après cette période de confinement.

Ce fut une très belle journée. Pour nous, l’occasion de faire connaissance d’une partie des membres de l’équipe. Chez Alain et Daniel qui nous accueillaient. Le déjeuner partagé où chacun a parlé de son vécu pendant cette période. Jean Louis nous a informé sur les activités de l’association et des prochains rendez-vous. Pour se défouler et s’aérer, une balade dans la campagne verdoyante. Merci à tous et c’est avec le plus grand plaisir que nous nous retrouverons en septembre.

Claude

Un lundi de Pâques en temps de confinement

Une rencontre programmée en début d’année, mais d’annulation en annulation, le coronavirus allait-il nous poser un lapin… de Pâques ? Mais pas trop cloches, nous avons fait tinter les téléphones, d’abord pour prendre des nouvelles des uns et des autres. Et depuis que Jean-Louis et moi couvions cette rencontre, nous avons, comme on sépare le jaune du blanc, séparé la rencontre prévue en deux événements :
une méditation biblique envoyée à toute et tous

• un apéro via internet pour les plus connectés d’entre nous, où nous avons partagé nos conditions, entre les plus confinés d’entre nous et ceux qui continuent d’aller sur leur lieu de travail, sur les difficultés ou petits bonheurs vécus ou aperçus, et surtout sans perdre nos sens de l’humour et cette écoute bienveillante dont le groupe de Rennes peut être fière !

Denis