Archives de catégorie : Convivialités

Un lundi de pâques convivial et spirituel

Ce lundi de pâques ensoleillé nous nous sommes retrouvés à 10 chez un couple de jeunes mariés habitant à la campagne, pour une journée à la fois conviviale et spirituelle.

Après une chasse aux œufs vaillamment dissimulés par Christophe au pied des arbres, sous des bosquets ou dans des interstices de murs en pierre, nous nous sommes retrouvés (après dépôt de notre recherche dans une large corbeille) autour d’une table et d’un repas partagé avec des échanges à la fois profonds et légers (avis aux amateurs de contrepèteries, à l’actualité des jours passés ou des scandales ecclésiastiques). Avant la mise en commun des victuailles amenées par chacun, Denis et Jean-Louis, nos hôtes nous ont fait un retour des actualités de l’association tant au niveau national, régional et local, où 3 nouvelles personnes semblent intéressées par nos activités. Bienvenue à eux.

Après le repas, nous nous sommes retrouvés dans une pièce pour un échange autour d’un passage d’évangile (Luc 11,5-13) où il est question d’œuf et surtout de partage et d’accueil de l’autre. Les échanges furent riches et variés. Est-ce si facile d’ouvrir la porte au voisin et de lui donner sans retour ?

Puis après une balade champêtre qui nous fit découvrir ce village tranquille et serein, nous sommes tous repartis avec un sachet rempli des œufs trouvés le matin et ainsi chacun en les dégustant tranquillement chez soi pourra repenser à cette journée qui fut des plus agréables et des plus sympathiques.

Bernard

Noël de l’Ouest

Noël de l’Ouest à Senonnes

15 et 16 décembre 2018

Au début, j’ai fait ce rêve, de nous rassembler toutes et tous pour fêter Noël, de nous donner l’espace d’un instant de ce bonheur qu’ont les enfants de recevoir et des grands de donner. Ce cadeau vieux de deux mille ans et qui pourtant se renouvelle chaque année. Moment unique qui conduit les familles à ressouder s’il en est besoin le cocon des familles réunies au coin de la cheminée où chacune et chacun déposent chaussettes et chaussons au soir du 24 décembre en espérant qu’ils se rempliront au petit matin. Mais pour vivre cela, il faut une famille, des enfants, que nombre d’entre nous n’ont pas toujours ou n’ont pas vraiment ! Alors, j’ai fait un rêve comme le grand Martin Luther King… Oui j’ai fait ce rêve pour chacune et chacun d’entre nous de nous retrouver en famille… dans la famille David et Jonathan à laquelle nous sommes fiers d’appartenir. Alors oui, j’ai cherché à réunir comme on réunit les cousins, les frères et sœurs, les oncles et les tantes éloignés que l’on voit rarement. J’ai appelé j’ai sonné j’ai envoyé des lettres d’invitation puis je me suis éveillé.

On fait tous des rêves mais les rêves se font en dormant. Au réveil, au mieux il en reste quelques souvenirs dans notre mémoire, au pire ils se sont évanouis avec la réalité du petit matin. Pour donner vie à ses rêves, il faut tendre les mains et accepter de recevoir l’aide de toutes et tous… Et ils et elles sont venu(e)s, à commencer par mon homme, mais aussi Chantal, Jacqueline, Étienne, Maryam, Isabelle, Piero, Bertrand, Annette, mais aussi toutes celles et ceux dont je n’ai pas retenu les noms, mais qui ont fait de ce moment un instant magique, où les pères et mères noël sont venus la hotte chargée de cadeaux multicolores, de rires et de bonheur.

Pourtant, il s’en passe des choses entre les deux. Entre le réveil qui sonne et le retour au lit. Il y a à peu près toutes les saisons d’une année d’une vie. Le printemps d’une découverte autour d’un bien être épatant où l’idée a germé et pris son envol. L’été un peu torride où l’on

s’échauffe pour un rien à tout ce que l’on aimerait et voudrait faire, puis l’automne un peu pluvieux et froid où les désistements des lettres qui devraient arriver et celles qui n’arrivent pas. Les remarques toujours difficiles qui refroidissent les élans qui auraient pu finir en hiver sans que rien ni personne ne s’en émeuve… Sauf que c’est sans compter sur l’esprit qui plane sur la maison des groupes de l’ouest et d’ailleurs, c’est sans compter sur l’élan sans mesure qui frise la démesure. On est parti sans penser et on est arrivé en pensée dans un gîte de la Mayenne profonde coincé entre Bretagne, Loire-Atlantique, Anjou… Vendée et même la Touraine ! Au diable la géographie qui se moque bien des départements, des distances pour parcourir comme le petit poucet et chausse les bottes de sept lieues.

Et finalement l’hiver est arrivé, car Noël est bien en hiver. L’hiver est arrivé avec les lumières qui scintillent comme autant de bonheurs dispersés dans les regards que l’on a croisés. L’hiver est arrivé avec son manteau de silence dans l’émotion des cœurs lourds. L’hiver est arrivé un peu froid un peu gelé, pour mieux se blottir les uns à côté des autres, pour mieux se réchauffer et surtout pour mieux s’entre donner. Donner sans compter des cadeaux de pacotilles faits de verroteries et de bougies à deux euros six sous mais surtout donner des mots, des chants, des fous rires et des farandoles qui nous aideront la bise venue avec suffisamment d’énergie pour continuer d’avancer. Voici quelques uns de ces gestes, de ces mots que je vous invite à découvrir sans en ajouter, sans en dire davantage… sinon : à bientôt.

Jean-Louis

Impressions choisies :

Bernard

David & Jonathan c’est l’éventail de croyances et d’aspirations qui nous composent, que chacun à sa liberté de s’exprimer, ou pas, selon ses propres aspirations. C’est vrai, c’est juste et c’est beau ainsi.
C’est alors qu’à cette même seconde me revient en tête, du fond des âges, cette toute première récitation apprise en maternelle, alors que je ne devais pas avoir plus de cinq ans, et que je n’ai jamais oubliée – moi qui perd désormais mes mots à tout instant !- :
« Si tous les gars du monde voulaient s’donner la main, ils pourraient faire une ronde autour du monde, Si tous les gars du monde décidaient d’être copains et marchaient main dans la main le bonheur, serait pour demain, si tous les gars du monde… etc… etc… »
Je vous souhaite à toutes et tous un Noël baigné de Lumière, une heureuse année 2019 réalisant pleinement vos désirs et vos aspirations, et aussi…. « Une ronde autour du Monde…..

Nadine

Wend déjinoëlique…ça vaut bien une ligne pour dire le bonheur de vous rejoindre et de partager cette ambiance fraternelle et festive. DJ c’est magique ! De nos amitiés nouvelles ou retrouvées, de chants essayés ou de danses endiablées, de nuit écourtée pour mieux partager avant de nous quitter cette intensité de moments au temps spiritualité.

DJ c’est magnifique !

Joyeux Noël.

Téo

Piero de la Luna, samedi 15 décembre 2018

Un rien du jour gris qu’il fait

Du temps qui lasse au plus court
Un peu de nos ciels
Que la nuit grignote à petit
Un peu de toi, d’elle ou de lui
Qui avance dans la neige
Marche sous la pluie

Un peu de nos cœurs pour « nos ailes »
Un rien des rêves de nos îles
Un bout de toi pour ton abri
Un peu d’elle, un peu de lui

Un jour pour naître
Un jour te connaître
Qu’enfin la lumière nous relie
Ce serait Noël chaque jour

Un peu de Noël ensemble
Quelque chose de toi qui me ressemble
Le jour se lève
Il faut recommencer

Quelque soit ton pays
Lire dans tes rêves
Et t’ouvrir un lit

Un peu de nos ailes
Un peu de ton île
Un peu de Noël
Un peu de nos ciels
Un peu de toi

Un peu de nos toits
D’elle ou de lui
Qui avance dans la neige
Marche sous la pluie

 

40 ans de David et Jonathan Rennes

Il y a 41 ans, une personne qui a connu les tous débuts de « christianisme et homophilie » à Paris, qui deviendra notre association loi 1901 « David & Jonathan », rencontre une autre personne sur Rennes… L’année suivante, il y a donc 40 ans, une lettre fut envoyée au cardinal Gouyon à Rennes qui l’a considérée pleine de sincérité – l’homosexualité est encore pénalement condamnée. Ce qui conduit vers la supérieure des clarisses qui mène à un prêtre dominicain, et c’est le début du groupe David & Jonathan à Rennes !

Et c’est grâce à ce même couple d’hommes qui a repris contact avec notre groupe il y a peu, que nous nous sommes retrouvés à 14 personnes, chez eux, pour les 40 ans de notre groupe ! Nos hôtes ont non seulement fourni l’idée, la date, le lieu, mais également une décoration et un repas de fête ! Un grand merci à Alain et Daniel !!

L’occasion, à travers les propos des plus “anciens”, de retisser l’histoire de notre groupe qui s’était un peu perdue, avec ses responsables, ses activités, et quelques photos marquantes. Et se remémorer de manière ludique, grâce à notre efficace secrétaire, les bandes sons des différentes décennies 1978, 1988, 1998, 2008 et 2018 (bravo à Dominique pour sa culture en la matière !).

Pour marquer l’occasion de cet anniversaire, chacun et chacune aura agrémenté un arbre-logo de feuilles de couleur, comme une empreinte de notre diversité partagée.

Et bien entendu, nous avons terminé notre repas par un gâteau d’anniversaire, dont les bougies ont été soufflées comme il se devait, par notre fameux couple des débuts !

Denis

Week-end à Port-Blanc

Weekend à Port-Blanc de DJ Ouest les 25 et 26 août 2018

Port-Blanc ou l’histoire d’un week-end de déjistes venus des groupes du Finistère, de Nantes, de Rennes et de Vendée. Un petit moment de bonheur partagé sous un soleil imprévu, placé sous le signe de rencontres heureuses au hasard de nos pérégrinations d’un Tro Gwen un peu loufoque. Du plaisir de la table à celui de la mer parfois chaude parfois fraîche, mais toujours délicieuse comme ces mots et ces ballades accompagnées à la guitare, qui se disent sans se dévoiler et vous environnent d’un halo de douceur, de bienveillance qui recharge les batteries avant la rentrée. Des images plein la tête gravées sur nos écrans de portables et d’ordinateurs.

Un air de madeleine qui ne dit pas son nom, celui d’une fin de vacances où le maître d’école Denis nous a fait vibré au son et aux cordes du psalmiste… Il en reste encore un écho dans l’air, un air de rengaine qui s’est écrit avec toutes et tous et dont voici le fruit :

PSAUME

composé par les participant-e-s, façon “cadavre exquis”

Heureux l’homme et la femme

Qui bénira Dieu en tout temps

Le temps s’efface mais Dieu dans ton amour demeure

Nous restons tous unis autour de Dieu

Pour être en Dieu et Dieu en nous ; tout est un

Ce qui a été séparé a été réuni

Ceux qui se sont querellés ont jeté leurs armes

Ainsi tout est consommé

De l’obscurité que surgisse la lumière. Enfin !

De là, la Parole de Yavhé dans vos cœurs par amour

Généreuse est cette journée

Tant la nuit d’avant fut féconde

Que neuf mois plus tard elle enfanta un fils

Cette enfant qui est-il aujourd’hui

Il est toi, il est moi, il est nous

Il est ce que nous voudrons construire en ce monde

Partagé, aimer, donner, par toi, pour toi, pour nous

Mon âme se repose en paix, en Ta Parole

Sois loué pour chacun, chacune

Jean-Louis et toute la troupe du week-end de Port-Blanc

Cap sur Moncontour

Cap sur Moncontour-de-Bretagne !
Si le groupe de DJ Rennes ralentit ses activités au moment des vacances, ses membres ont pris l’habitude de se retrouver, au cœur de l’été, pour une petite sortie. Mais, bien sûr, c’est, avant tout, l’occasion de se retrouver.
Ce dimanche 12 août, nous étions 10, tous de la gente masculine, à nous être donné rendez-vous à Moncontour-de-Bretagne, cité médiévale située sur un promontoire rocheux à quelque vingt kilomètres de Saint-Brieuc. En outre, Moncontour a participé au concours « le plus beau village de France » et a terminé à la quatrième place. ( Les deux années précédentes, c’étaient deux villages bretons qui avaient remporté l’épreuve ce qui rendait peu probable une victoire.)
Par prudence, (en raison du temps dont nous disposions), nous avons d’abord visité le Musée de la Chouannerie, le pays de Moncontour ayant été un haut lieu d’événements historiques au moment de la Révolution française. Le musée est éclectique, contient aussi des objets en lien avec la vie paysanne. Les participants ont témoigné de leur intérêt pour cette tranche d’histoire.
Ensuite, nous avons quitté « Moncontour intra-muros » pour une petite randonnée d’un peu plus une heure où nous avons pu discuter à loisir. Bientôt, nous avons rebroussé chemin et, finalement, avons effectué un parcours différent de l’aller ce qui nous a permis d’avoir de nouvelles perspectives panoramiques. Nous avons surtout vu la Cité dans son ensemble. Les plus téméraires ont même réalisé une photo sur cette vue unique depuis la route qui s’est avérée peu sûre ! Mais voilà : pour avoir une belle photo, on prend des risques.
Le moment du repas étant arrivé, nous avons partagé notre pique-nique sur la terrasse du bar « Le Contretemps. » Mais la pluie, qui s’est invitée, nous a contraints à nous réfugier à l’intérieur.
L’après-midi midi, nous avons découvert la cité « intra-muros » avec ses demeures remarquables, ses remparts, ses sculptures, ses rues étroites ou fortement pentues. Le parcours s’est avéré pittoresque et, de ce fait, fort apprécié.
Ensuite, last but not least, nous sommes allés visiter l’église Saint-Mathurin remarquable surtout pour ses splendides vitraux qui datent du XVIème siècle : on y trouve notamment un Arbre de Jessé, une grande verrière consacrée à la vie du Christ, une autre à Saint Jean-Baptiste, une autre à Sainte Appoline.
L’un d’entre nous a alors proposé de terminer la journée par une visite à l’église de Langast, laquelle est l’une des plus anciennes de Bretagne et même de France. Edifice carolingien, il contient des fresques datant du Xème siècle.
Et c’est ainsi que nous avons conclu ce dimanche, heureux de cette journée, qui alliait détente, culture et convivialité…comme souvent à DJ.

Nouvelles des JAR

JAR 2018 UNE PALETTE AUX COULEURS DE L’ARC EN CIEL… DE L’OUEST

La diversité

Je retiendrais pour ces JAR 2018 la ou plutôt les diversités qui peuvent se vivre à D&J.

Diversités de ce que nous sommes : hommes, femmes, homos, trans, jeunes et moins jeunes, diversité sociologique, de croyances, etc. Une diversité qui se vit dans la bienveillance les un-e-s pour les autres. « Aimez-vous les uns les autres » nous en avons témoigné sans faux semblants, sans besoin d’exhortation.

Diversité également de ce que nous pouvons vivre à D&J : passer de repas conviviaux à danser en costumes de pingouins (mention « originalité ») ; de préparer pour ma part la transition avec notre future webmastrice à animer une soirée cabaret alliant les talents des un-e-s et des autres à la solidarité qui, dans la joie partagée, n’oublie pas les jeunes LGBT en souffrance, avec 405 € récoltés pour l’association le Refuge ; de vivre une célébration dans la confiance d’un Souffle d’Amour à l’animation d’un atelier.

C’est bien un vent de Pentecôte qui souffle à D&J quand chacun-e est dans un esprit de partage… il faut être aveugle comme un homme d’Église prétentieux de ses dogmes pour ne pas le voir !

Denis

Aujourd’hui et hier, l’aventure continue

Je sais par expérience que mes amis déjistes parleront mieux que moi de ce temps fort qu’auront été les Jar 2018, comme l’ont été les précédentes : Ces moments de spiritualité profonde, de réflexions pérennes, de carrefours et ateliers militants au service de notre cause lesbienne, gay, bi, trans, intersexe et surtout de ces rencontres tellement riches en humanité, rencontres humaines pour ma part à l’antithèse des « amis Facebook » (oui je sais je fais « vieux schnock » en écrivant ça, moi qui ai pourtant deux comptes FB distincts).

Rencontre humaine qui pour ma part aura porté sur des confidences offertes dans la confiance et l’estime réciproques, le désir de prolonger cette rencontre « gratuite » via les incroyables moyens de com contemporains qui nous offrent la réduction efficiente de la distance et du temps.

Ensuite ? Advienne que pourra, l’asso David & Jonathan continue grâce à ses membres, au National comme au local sur cette lancée énergétique des Jar comme des CA, rencontres régionales, BN, commissions, groupes etc.

Je vous invite à sujet à vous référer aux tréfonds du site national, démontrant dans les faits ce que D&J continue d’opérer depuis 1972 ( !), qui fait que cette asso n’est pas seulement la plus ancienne des assos lgbti mais aussi l’une des plus incontournables :

« …Sans doute 5 à 6000 personnes ont-elles participé à la vie de D&J depuis sa création, dans un flux permanent d’entrants, de sortants, de réentrants, de sympathisants qui ne cotisent plus : Là encore, pourquoi ? 250 à 300 personnes forment le noyau dur, certaines depuis 30 ans, d’autres 25 ans, d’autres 15, 10, 2 ans… »
https://www.davidetjonathan.com/wp-content/uploads/2014/03/2005_dj_histo_2-1_groupes_locaux.pdf

Voilà, ces jar auront été pour moi une forme de violence dans « l’estran », le contraste qu’elles m’ont imposé entre ces trois jours et le retour au quotidien, mais aussi donc une énergie, une catharsis pour continuer à avancer « avec… ».

Christophe.

Les rencontres

Journées annuelles de rencontres et des rencontres, nous en avons faits ! Des rencontres attendues comme celles des visages connus, des rencontres inattendues dans ces moments de réflexions, de joie, de prières, heureux hasards qui vous font découvrir celle ou celui que l’on croyait connaître. Merci Lionel, merci Maïté, merci Jean-Louis merci à toutes celles et ceux que j’oublie et m’ont donné tant de joie.

Des rencontre inattendues comme celles des nouveaux arrivés, de celles et ceux que je n’avais pas vraiment rencontrés et rencontres attendues, tant j’y ai retrouvé la bienveillance, le sourire et le rire dans la fête, la générosité du don de s’écouter, de donner de son temps de son argent, pour celles et ceux qui ont moins.

C’est ce que je retiendrais de ces journées qui m’ont donné ce que j’attendais et comblé de ce que je n’attendais pas. Une part de l’esprit qui plane sur les os d’un Sébastien de pacotille, une part de notre esprit plus grand que nous-mêmes.

Jean-Louis

Impression soleil levant ?

Songe d’une nuit d’été, mirage au milieu du désert, parenthèse enchantée au milieu de nulle part.

C’est ainsi, sans réfléchir, que surgissent en moi les mots après avoir vécu ces journées d’été si fraternelles et humaines des rencontres annuelles de David et Jonathan. Ma première fois.

Nulle part aussi car aujourd’hui c’est là où je me trouve.

Nulle part aussi car ces moments sont vécus comme hors du temps, de nos lieux de vie et de nos histoires singulières.

Parenthèse de simplicité, d’ouverture, de vie fraternelle, de rencontres et de moments partagés, de liberté et de vie célébrée.

Traversant toutes nos diversités et toutes nos différences, ce fil d’Ariane qui relie nos cœurs, malgré tout, malgré nous.

Fil de profondeur et d’humanité, d’humilité aussi.

Merci à Etienne d’avoir su, avec délicatesse, me convaincre de venir!

Jacky

Les retrouvailles pour mieux repartir

Les JARs pour moi c’est d’abord la magie de retrouver ces ami.e.s DJistes des quatre coins de France (et de Belgique) pour 3 jours de partage en vérité. Beaucoup d’émotions et des discussions de qualités, dans les ateliers ou les temps informels. Je repars mieux armé pour discuter PMA, et je me réjouis de voir enfin un peu plus d’ouverture pour les personnes transgenres. J’aime surtout cette énergie merveilleuse qui nous emplit lorsque l’esprit Saint descend sur nous au moment de la célébration. C’est tout cela les JARs, et bien plus encore.

François

JAR une joie renouvelée

C’était mes troisième jars, et je dois dire que comme d’habitude nous avons passé un agréable moment sous le signe de la convivialité dans une ambiance chaleureuse et sympathique.

Outre le coté festif, (j’ai particulièrement apprécié le concours de déguisement !), il y avait des temps fort de spiritualité dont la messe de pentecôte que j’ai beaucoup aimé et l’émouvant hommage à Jacques Fraissignes, militant de David et Jonathan de la première heure, qui s’est toujours battu pour la reconnaissance des personnes LGBT dans la société, à une époque où se dire homosexuel et en plus de cela chrétien, était risqué.

Sinon le cadre était particulièrement agréable, un havre de paix perdu dans la campagne du Poitou, endroit rêvé pour se ressourcer et se reposer !

Non vraiment, de biens belles jars !

Xavier

Un regard

Les Jars ont été marquées par l’émotion, l’évocation de souvenirs mais aussi par la fête, le divertissement, la convivialité et par ces beaux regards notamment du Nord et du sud-ouest emplis d’empathie et de bienveillance.

Bonne semaine,

Dominique

A l’année prochaine

Mon premier mariage arc-en-ciel

Un article de notre ami Téo repris du blog du groupe de Nantes :

Parcourant depuis Nantes de longues routes bordées de forêts et de prés, un vert de mille nuances est la première couleur de ce week-end au goût d’arc-en-ciel.
Au cœur de la Mayenne, nous arrivons à Fontaine-Couverte, écrin de campagne où les deux cœurs rouge garance de Denis et Jean-Louis vont sceller leur union dans la minuscule salle de la mairie. Soleil jaune au dehors, chemises bleues et souliers vernis assortis, les amoureux se disent « Oui ! » sous les ors de la République entourés de leurs familles, amis ou déjistes (nantais, rennais et bretons) simplement heureux de partager ce moment de bonheur. Et n’en déplaise à la old english lady voisine qui a choisi de fermer portes, fenêtres, persiennes et cœur « so » offusquée d’apprendre qu’aucun voile de mariée saupoudré de grains de riz ne viendrait franchir le porche de l’Hôtel de ville. Ô my god….
Mais qu’importe les grincheux, c’est joyeux que nous quittons la mairie pour nous rassembler dans la salle voisine autour d’une cérémonie protestante. La croix confectionnée par Hélène prend place sur l’autel. Un moment spirituel riche en émotions mêlé de chants, textes, prières, poème, alliances et colombes1.

Quelques explications des mariés s’imposent sur la symbolique qu’ils souhaitaient apporter aux échanges des alliances et colombes dans leur union :

« Les alliances sont un symbole du mariage auxquelles nous avons voulu y ajouter tout d’abord deux colombes. Deux colombes comme trait d’union d’une alliance première avec Dieu, celle de la paix dans les cœurs et dans les vies.
Pourquoi ces colombes symbole de paix ? Quand le regard sur la différence que nous portons a généré tant de souffrance, parfois de mal de vivre, souvent de mal-être et de détresse d’un genre que certains n’ont pas voulu voir humain !
Parfois rejetés par les siens, encore trop souvent par les Églises, exclus par les autres, au banc d’une société qui se plaît à rire en sous main. Mais les choses évoluent par le courage d’une poignée, par l’amour et la compréhension de beaucoup, dont vous êtes ici nos témoins.
Pour nous ces colombes sont également symbole de l’Esprit Saint. Vivre au souffle de l’Esprit de Dieu, c’est être comme ce vent dont on ne sait ni d’où il vient ni où il va, comme le Christ qui a bousculé les nombreuses frontières que les hommes se mettent entre eux.
Alors, nous nous sommes dit que cet oiseau méritait bien de symboliser l’élan de la paix et de la fraternité que nous voulons porter dans notre amour. Il est capable, si nous y croyons suffisamment fort, de nous faire décoller de nos idées poussiéreuses et bien arrêtées. Il est capable, comme d’un battement d’ailes, de nous élever au-dessus de la mêlée des bêtises et des conneries humaines.
Il porte la paix, non dans une blancheur qui se voudrait immaculée et qui finalement renie la diversité de notre humanité, mais dans les mille couleurs de l’arc-en-ciel, que l’on ne peut capturer dans nos mains, mais qui ne se saisit bien qu’avec les yeux du coeur. »  Denis & Jean-Louis

Le poème de Denis :

Bien-aimé

Bien avant que je ne le connaisse lui mon roi
Déjà il m’embrasait des bienfaits de son amour
Je ne veux avoir de cesse de l’adorer en retour
Lui qui aime dès que je crie ou chante ma foi
Il s’est fait nourriture se livrant sur une croix
Corps et sang dans une vie donnée sans retour
J’ai dit oui à l’alliance nouvelle pour toujours
Car telle une sève sa fidélité m’irrigue de joie
Christ ton Père me convie pour les noces d’or
L’Esprit me met à nu pour être vrai devant toi
Je ne puis rêver ne puis imaginer meilleur sort
Jamais tu ne brises ma liberté mais tu accrois
Ma charité pour ceux blessés d’âme de corps
Que tu chéris toi qui de leur salut est la voie

Le chant « Evenou shalom alerhem ! » clôt la célébration.
Nous vous annonçons la paix
Nous vous annonçons la joie
Nous vous annonçons l’amour

Une pincée de bulles de poiré jaunes, roses ou bleues plus tard, nous voici chacun-e paré-e d’un bracelet de couleur qui, dans un espace verdoyant à quelques pas de là, va nous transporter petits, grands, familles, amis et déjistes mélangés dans une farandole ludique. Ensemble, dans une bonne humeur communicative, nous avons grimpé, pêché à la ligne, joué à chat perché ou à saute mouton, dansé sur un pont d’Avignon mayennais d’adoption. Le soleil printanier déclinant à l’horizon, il est temps de reprendre la route jusqu’aux portes de Laval pour la soirée.
Accueillis par un arc en ciel de ballons, une petite colombe arc en ciel en guise de marque-place et des jolies compositions florales sur les tables nous voilà partis pour un repas ponctué d’intermèdes ludiques et musicaux. Le champagne sabré, le dessert dégusté, la piste de danse s’ouvre à nous pour une nuit musicale aux notes de disco, de rock et de madison entremêlés. Les plus courageux, à une heure très matinale et avant de sombrer dans les bras de Morphée, s’accordent une pause soupe à l’oignon de coutume.
Nous quitterons nos hôtes néo-mariés après un petit-déjeuner prétexte à prolonger un week-end riche en échanges.
Un voyage retour gris et pluvieux mais un cerveau encore ensoleillé par mon premier mariage arc en ciel ! 😉

Téo

1 colombes et alliances qui, drôle de coincidence, se retrouvent sur les carte, mugs et photophores offerts par les déjistes nantais 😉

Un weekend « bien être » du côté de Morlaix

Un weekend « bien être » du côté de Morlaix

Samedi dernier, je suis parti le cœur léger mais avec tous les soucis du jour accumulés et une bonne overdose d’ennuis du quotidien dans ma besace, mais je suis parti en laissant tout sur place. J’étais tout seul dans ma coquille, ayant bien du mal à partager avec les autres la chambre à air de cet œuf qui tardait à choir. On a pris la route et on parlé pour occuper le temps, mais pas seulement. On a récité nos envies, nos doutes et on a pris tout l’espace de l’attente que l’on redoute à l’idée de la rencontre, du mystère d’un temps que l’on ne maîtrise pas et d’une part de nous même que l’on confie aux autres. On fait la bise, on se sert les coudes, on s’isole derrière un livre, un mur, derrière les écrans de téléphone et l’on peine à laisser tomber le masque. On se sent perdu comme en plein vol au milieu de l’Atlantique Nord et sans boussole. La peur vous fait des rides qui vous coincent le cœur, mais n’empêche pas la parole des sourires, des mains tendues, des rires qui fusent en plein soupir et le jaune se sépare enfin de sa coquille.

Se laisser aller dans l’eau avec le bain et sans effort prendre les bulles pour des geysers, les palmes pour des radeaux et se laisser couler au fond du grand bassin comme on se laisse aller au milieu de ce qui n’est même pas une rivière. Mais qu’importe, on passe du chaud au froid et on s’embrasse du regard de l’enfance. On saute du toboggan dans la bassine, on éclabousse, on rie et on revient tout droit vers la case départ d’une vie, qui en ce jour, ne faisait que commencer.

Le groupe avait pris ses marques, prêt à bondir comme un vieux canard, prêt pour la minute de vie qui nous vaudra une étincelle d’humanité. Nous étions devenus vingt et cent à l’abordage de la cité corsaire, de ces trésors en forme de galettes, de ces histoires endormies dans un verre que l’on prend au coin du feu. Il en faut toujours un pour dire une bêtise, dix pour l’écouter et les apprendre par cœur. Délice des âneries susurrées à dix heures du soir, à dessiner des élucubrations sorties d’une tête pas comme les autres. Ne rien comprendre et raconter des sornettes, mais heureux d’être là, heureux d’en être.

Nuit courte et petit matin pris à griller les vieilles histoires qui reviennent sans cesse, les plans que l’on dresse sur la comète de cette bonne terre déjà bien malade. Instantanés de nos vies en marmelade de grenouille qui font rire le pauvre monde. Puis vient le moment magique l’instant attendu. Ces moments sont difficiles à entreprendre, difficiles à garder et encore plus difficiles à quitter. Toucher couler, toucher toucher jusqu’au tréfonds de l’âme, toucher la peau qui recouvre nos os jusqu’à la mort. Toucher ce qui fait notre lien entre le devenir et l’être. Toucher de loin d’abord, se laisser surprendre puis reprendre. Reprendre le fil de ce sens perdu parmi les grands de la vue de l’ouïe et du parlé. Toucher et se taire, ne plus rien dire que ressentir et enfin refaire. Refaire le chemin à l’envers de nos sens éteints. L’homme qui parle touche juste, là où ça fait mal, là où l’on craint, là où l’on se dit enfin… Homme bonheur qui fait rire de son mal être, homme bonheur que l’on est heureux de voir et de toucher, homme à fleur de peau.

Se quitter en plein ressort qui vous envoie entre six ou sept ciels dans un paradis que les solitaires et les importuns ignorent, car pour ressentir ce moment d’ivresse et partager ces instants de douceur, il faut être fêlé comme un œuf. Fragilité retrouvée qui vous livre à l’attention et l’intention de tout un chacun, pour ne pas finir brouillés dans une poêle à frire. La délicatesse et les silences sont des baumes qui calment les blessures enfouies et les blessures cachées. Ce n’était pas ce que nous étions venus chercher mais c’est ce que j’ai trouvé, comme un élixir sorti d’on ne sait où, qui se boit comme du petit lait et se sirote au feu de bois.

Jean-Louis

Une rentrée pastorale

Nous étions cinq déjistes de notre groupe de Rennes présents à la messe de rentrée pastorale de la paroisse Saint-Augustin. Notre panneau qui récapitulait nos rencontres désormais régulières, en particulier l’après-midi contre l’homophobie du 21 mai, était là parmi les autres.

Et notre affiche contre l’homophobie, réalisée conjointement, a été mise à l’entrée de l’église. Puis, lors de la procession des offrandes, Isabelle a porté une bougie au nom de notre groupe.

Une journée de rencontres et d’échanges, un repas paroissial partagé, David & Jonathan cité par le curé comme n’importe quel groupe de la paroisse… la joie d’être accueillis comme les autres parmi les autres !

Une joie simple, qui fait du bien à toutes et tous, mais pourtant si rare ! Alors oui, nous allons continuer de la cultiver !!

Denis