Archives de catégorie : Convivialités

Mon premier mariage arc-en-ciel

Un article de notre ami Téo repris du blog du groupe de Nantes :

Parcourant depuis Nantes de longues routes bordées de forêts et de prés, un vert de mille nuances est la première couleur de ce week-end au goût d’arc-en-ciel.
Au cœur de la Mayenne, nous arrivons à Fontaine-Couverte, écrin de campagne où les deux cœurs rouge garance de Denis et Jean-Louis vont sceller leur union dans la minuscule salle de la mairie. Soleil jaune au dehors, chemises bleues et souliers vernis assortis, les amoureux se disent « Oui ! » sous les ors de la République entourés de leurs familles, amis ou déjistes (nantais, rennais et bretons) simplement heureux de partager ce moment de bonheur. Et n’en déplaise à la old english lady voisine qui a choisi de fermer portes, fenêtres, persiennes et cœur « so » offusquée d’apprendre qu’aucun voile de mariée saupoudré de grains de riz ne viendrait franchir le porche de l’Hôtel de ville. Ô my god….
Mais qu’importe les grincheux, c’est joyeux que nous quittons la mairie pour nous rassembler dans la salle voisine autour d’une cérémonie protestante. La croix confectionnée par Hélène prend place sur l’autel. Un moment spirituel riche en émotions mêlé de chants, textes, prières, poème, alliances et colombes1.

Quelques explications des mariés s’imposent sur la symbolique qu’ils souhaitaient apporter aux échanges des alliances et colombes dans leur union :

« Les alliances sont un symbole du mariage auxquelles nous avons voulu y ajouter tout d’abord deux colombes. Deux colombes comme trait d’union d’une alliance première avec Dieu, celle de la paix dans les cœurs et dans les vies.
Pourquoi ces colombes symbole de paix ? Quand le regard sur la différence que nous portons a généré tant de souffrance, parfois de mal de vivre, souvent de mal-être et de détresse d’un genre que certains n’ont pas voulu voir humain !
Parfois rejetés par les siens, encore trop souvent par les Églises, exclus par les autres, au banc d’une société qui se plaît à rire en sous main. Mais les choses évoluent par le courage d’une poignée, par l’amour et la compréhension de beaucoup, dont vous êtes ici nos témoins.
Pour nous ces colombes sont également symbole de l’Esprit Saint. Vivre au souffle de l’Esprit de Dieu, c’est être comme ce vent dont on ne sait ni d’où il vient ni où il va, comme le Christ qui a bousculé les nombreuses frontières que les hommes se mettent entre eux.
Alors, nous nous sommes dit que cet oiseau méritait bien de symboliser l’élan de la paix et de la fraternité que nous voulons porter dans notre amour. Il est capable, si nous y croyons suffisamment fort, de nous faire décoller de nos idées poussiéreuses et bien arrêtées. Il est capable, comme d’un battement d’ailes, de nous élever au-dessus de la mêlée des bêtises et des conneries humaines.
Il porte la paix, non dans une blancheur qui se voudrait immaculée et qui finalement renie la diversité de notre humanité, mais dans les mille couleurs de l’arc-en-ciel, que l’on ne peut capturer dans nos mains, mais qui ne se saisit bien qu’avec les yeux du coeur. »  Denis & Jean-Louis

Le poème de Denis :

Bien-aimé

Bien avant que je ne le connaisse lui mon roi
Déjà il m’embrasait des bienfaits de son amour
Je ne veux avoir de cesse de l’adorer en retour
Lui qui aime dès que je crie ou chante ma foi
Il s’est fait nourriture se livrant sur une croix
Corps et sang dans une vie donnée sans retour
J’ai dit oui à l’alliance nouvelle pour toujours
Car telle une sève sa fidélité m’irrigue de joie
Christ ton Père me convie pour les noces d’or
L’Esprit me met à nu pour être vrai devant toi
Je ne puis rêver ne puis imaginer meilleur sort
Jamais tu ne brises ma liberté mais tu accrois
Ma charité pour ceux blessés d’âme de corps
Que tu chéris toi qui de leur salut est la voie

Le chant « Evenou shalom alerhem ! » clôt la célébration.
Nous vous annonçons la paix
Nous vous annonçons la joie
Nous vous annonçons l’amour

Une pincée de bulles de poiré jaunes, roses ou bleues plus tard, nous voici chacun-e paré-e d’un bracelet de couleur qui, dans un espace verdoyant à quelques pas de là, va nous transporter petits, grands, familles, amis et déjistes mélangés dans une farandole ludique. Ensemble, dans une bonne humeur communicative, nous avons grimpé, pêché à la ligne, joué à chat perché ou à saute mouton, dansé sur un pont d’Avignon mayennais d’adoption. Le soleil printanier déclinant à l’horizon, il est temps de reprendre la route jusqu’aux portes de Laval pour la soirée.
Accueillis par un arc en ciel de ballons, une petite colombe arc en ciel en guise de marque-place et des jolies compositions florales sur les tables nous voilà partis pour un repas ponctué d’intermèdes ludiques et musicaux. Le champagne sabré, le dessert dégusté, la piste de danse s’ouvre à nous pour une nuit musicale aux notes de disco, de rock et de madison entremêlés. Les plus courageux, à une heure très matinale et avant de sombrer dans les bras de Morphée, s’accordent une pause soupe à l’oignon de coutume.
Nous quitterons nos hôtes néo-mariés après un petit-déjeuner prétexte à prolonger un week-end riche en échanges.
Un voyage retour gris et pluvieux mais un cerveau encore ensoleillé par mon premier mariage arc en ciel ! 😉

Téo

1 colombes et alliances qui, drôle de coincidence, se retrouvent sur les carte, mugs et photophores offerts par les déjistes nantais 😉

Un weekend « bien être » du côté de Morlaix

Un weekend « bien être » du côté de Morlaix

Samedi dernier, je suis parti le cœur léger mais avec tous les soucis du jour accumulés et une bonne overdose d’ennuis du quotidien dans ma besace, mais je suis parti en laissant tout sur place. J’étais tout seul dans ma coquille, ayant bien du mal à partager avec les autres la chambre à air de cet œuf qui tardait à choir. On a pris la route et on parlé pour occuper le temps, mais pas seulement. On a récité nos envies, nos doutes et on a pris tout l’espace de l’attente que l’on redoute à l’idée de la rencontre, du mystère d’un temps que l’on ne maîtrise pas et d’une part de nous même que l’on confie aux autres. On fait la bise, on se sert les coudes, on s’isole derrière un livre, un mur, derrière les écrans de téléphone et l’on peine à laisser tomber le masque. On se sent perdu comme en plein vol au milieu de l’Atlantique Nord et sans boussole. La peur vous fait des rides qui vous coincent le cœur, mais n’empêche pas la parole des sourires, des mains tendues, des rires qui fusent en plein soupir et le jaune se sépare enfin de sa coquille.

Se laisser aller dans l’eau avec le bain et sans effort prendre les bulles pour des geysers, les palmes pour des radeaux et se laisser couler au fond du grand bassin comme on se laisse aller au milieu de ce qui n’est même pas une rivière. Mais qu’importe, on passe du chaud au froid et on s’embrasse du regard de l’enfance. On saute du toboggan dans la bassine, on éclabousse, on rie et on revient tout droit vers la case départ d’une vie, qui en ce jour, ne faisait que commencer.

Le groupe avait pris ses marques, prêt à bondir comme un vieux canard, prêt pour la minute de vie qui nous vaudra une étincelle d’humanité. Nous étions devenus vingt et cent à l’abordage de la cité corsaire, de ces trésors en forme de galettes, de ces histoires endormies dans un verre que l’on prend au coin du feu. Il en faut toujours un pour dire une bêtise, dix pour l’écouter et les apprendre par cœur. Délice des âneries susurrées à dix heures du soir, à dessiner des élucubrations sorties d’une tête pas comme les autres. Ne rien comprendre et raconter des sornettes, mais heureux d’être là, heureux d’en être.

Nuit courte et petit matin pris à griller les vieilles histoires qui reviennent sans cesse, les plans que l’on dresse sur la comète de cette bonne terre déjà bien malade. Instantanés de nos vies en marmelade de grenouille qui font rire le pauvre monde. Puis vient le moment magique l’instant attendu. Ces moments sont difficiles à entreprendre, difficiles à garder et encore plus difficiles à quitter. Toucher couler, toucher toucher jusqu’au tréfonds de l’âme, toucher la peau qui recouvre nos os jusqu’à la mort. Toucher ce qui fait notre lien entre le devenir et l’être. Toucher de loin d’abord, se laisser surprendre puis reprendre. Reprendre le fil de ce sens perdu parmi les grands de la vue de l’ouïe et du parlé. Toucher et se taire, ne plus rien dire que ressentir et enfin refaire. Refaire le chemin à l’envers de nos sens éteints. L’homme qui parle touche juste, là où ça fait mal, là où l’on craint, là où l’on se dit enfin… Homme bonheur qui fait rire de son mal être, homme bonheur que l’on est heureux de voir et de toucher, homme à fleur de peau.

Se quitter en plein ressort qui vous envoie entre six ou sept ciels dans un paradis que les solitaires et les importuns ignorent, car pour ressentir ce moment d’ivresse et partager ces instants de douceur, il faut être fêlé comme un œuf. Fragilité retrouvée qui vous livre à l’attention et l’intention de tout un chacun, pour ne pas finir brouillés dans une poêle à frire. La délicatesse et les silences sont des baumes qui calment les blessures enfouies et les blessures cachées. Ce n’était pas ce que nous étions venus chercher mais c’est ce que j’ai trouvé, comme un élixir sorti d’on ne sait où, qui se boit comme du petit lait et se sirote au feu de bois.

Jean-Louis

Un vol de rainbow… à David et Jonathan Rennes

DIMANCHE 21 JANVIER 2018 : UN VOL DE RAINBOW MOUETTES SE POSE AU CENTRE DE RENNES

Peut-être ne savez vous pas ce qu’est une « rainbow mouette », ce que je suis ? C’est la moins connue de notre famille, (la plus connue étant la mouette « rieuse »). Notre particularité est simple : 4 à 5% d’entre nous préférons (con)voler avec des collègues de même sexe que nous. D’où la couleur arc en ciel de notre plumage.
L’air marin me manquant, en octobre dernier j’ai quitté la région parisienne, où je nichais depuis une quinzaine d’années, pour me poser au centre de Rennes. Et le 21 janvier, j’ai invité sur mon rocher toutes les rainbow mouettes du secteur : elles sont venues de Rennes, bien sûr, mais aussi de Fougères, des Côtes d’Armor et même de Mayenne, département où elles vivent plus facilement en couple et même parfois se marient. Chacune est arrivée avec son petit panier repas. Pendant le repas, il a fallu désigner tous les responsables pour l’année 2018 : en préalable, les rainbow mouettes de Rennes n’aimant pas beaucoup les mouettes-chefs à plumes, ont reconduit le principe du fonctionnement collégial, toutes les décisions étant prises par le groupe.
– ISABELLE fut reconduite « webmouettrice »
– FRANÇOIS a accepté de poursuivre notre représentation au « Centre Mouette BT » de Rennes
– JEAN-LOUIS s’est proposé et a été désigné pour nous représenter au grand rassemblement de toutes les rainbow mouettes de France, qui a lieu à Paris sur un week-end, chaque année en mars et en octobre.
– DENIS continuera à veiller sur nos finances.
– JEAN-LOUIS continuera à nous adresser régulièrement toutes les infos, avec ses messages écrits à l’encre de seiche, transportés par vol spécial jusqu’aux nids de chacune d’entre nous.
– Mais pour alléger sa tâche, il a été décidé que THIERRY, notre responsable culturel, recevrait la liste des adresses de toutes les rainbow mouettes du groupe, afin de leur adresser directement les infos concernant ses activités.
Puis, à la fin du repas, nous avons partagé de délicieuses galettes à la frangipane, les reines des rainbow mouettes étant, cette année, Patrick et Dominique.
Après le repas, quelques rainbow mouettes se sont transformées en humain, et plus précisément en Saint Sébastien, dans de drôles d’accoutrements.
Après quoi, chacune est repartie vers son rocher, semble-t-il contente de ce moment convivial passé ensemble.

MARC « Rainbow mouette senior »

Noël de l’Ouest, du bonheur partagé

Venir après une semaine de travail avec ses soucis ses emmerdes et tout ce qui fait son histoire. Un pas difficile car c’est le premier. On aimerait tant rester chez soi où l’on s’embête comme des fous à garder ce temps précieux qui donne des états d’âme. Alors au début on force un peu la porte en maltraitant l’agenda, en se disant qu’on fond on oubliera. Les rappels s’allument, le rendez vous pris indispose, on voudrait tant raturer ce qu’on avait engagé. On fait la moue, on s’ébroue et on secoue cette carcasse mal disposée, puis vient l’heure qui ne recule devant rien, même pas devant l’éternité. Nous sommes bien moins que ça alors on y va.

Un, puis deux, puis trois, puis on cesse de compter. Ils sont venus ils sont tous là. Venus des quatre horizons de l’ouest ou de ce qui n’en est pas, on s’en fout, la soirée prend ses aises. Un brin timide, un rien à l’écart, on connaît celui-là ou non mais on trinque et puis on verra. Pas facile de s’asseoir sans disparaître, de rompre avec l’inconnu son assiette. Un verre à la main, la chanson sous le bras, l’amour du texte… Les talents défilent sans prétention et s’égrènent au piano sans appréhension. Les mots en appellent d’autres, les idées s’entrechoquent comme les verres, je reçois, tu donnes, il prend, nous recevons, vous persuadez, ils se comprennent. Un verbe sans conjugaison qui passe les temps et les prénoms. On se raconte des morceaux de vie que la vie a brisée, on se reprend une coupe pour accompagner les éclats. Discours sans jugement mais plaisir de s’apprécier. Fêter avec un peu d’avance ce noël qui approche en mettant ses idées reçues dans sa poche.

La musique prend des airs de fête où la danse vous enivre aussi sûrement que l’alcool, qui crée des liens au-delà des pas saccadés parfois mal ajustés, mais tellement bons à partager. Au tempo d’un madison que je ne sais toujours pas accorder, ma vieille peau de renard bien trop rusé a offert à son petit prince son cadeau de Noël, le surprendre en sortant de sa tanière pour demander sa rose en tremblant d’être refusé.

Il y aurait tant à dire tant à partager dans ce Noël d’avant-garde qui laisse dans les yeux des cadeaux du bonheur d’être là, thème de cette soirée. Il faut peu de chose pour qu’un partage puisse se réunir et s’assembler et un rien pour le faire disparaître, le faire partir en fumée.

La fumée n’était pas là ou alors c’était celle du calumet de la paix et du bonheur. Du bonheur il y en avait dans les yeux et dans les cœurs. Un grand merci chaleureux d’avoir été là pour entendre parler de bien-être par un homme heureux de son art d’apaiser les corps blessés, les cœurs usés et tout le reste. Le bonheur est un souffle que l’amitié insuffle et fait vivre. Continuons de faire vivre et de répandre ce souffle et que vive D&J dans sa diversité merveilleuse d’un Christ qui hier soir était né.

Jean-Louis

Noël, un buffet, des jeux, des cadeaux…

Celles et ceux qui ne sont pas membres de D&J, qui en sont partis, ont tous tort et ne savent pas ce qu’ils pourraient gagner à y être présents… À tout le moins pour cette rencontre, ils y ont perdu en convivialité, en humour et même en rigolade, en culture pour tous, en bonne chair, excellents vins ; Bacchus et corne d’abondance y étant largement conviés. Tout ça sur fond de jeux, d’animations et d’échanges variés et tutti quanti.

C’est ce que nous avons vécu lors de notre traditionnel « buffet de Noël » au CGLBT, où nous étions douze participants, tous dans nos différences respectives mais dans un même concert de confraternité, de discussions et hors de tout ghetto de quelque nature que ce soit…
L’échange des cadeaux a permis à chacun de découvrir avec des étoiles dans les yeux les mirifiques tout autant que mirobolants présents apportés.

Bref, on remet ça dès que possible !

Christophe

Une rentrée pastorale

Nous étions cinq déjistes de notre groupe de Rennes présents à la messe de rentrée pastorale de la paroisse Saint-Augustin. Notre panneau qui récapitulait nos rencontres désormais régulières, en particulier l’après-midi contre l’homophobie du 21 mai, était là parmi les autres.

Et notre affiche contre l’homophobie, réalisée conjointement, a été mise à l’entrée de l’église. Puis, lors de la procession des offrandes, Isabelle a porté une bougie au nom de notre groupe.

Une journée de rencontres et d’échanges, un repas paroissial partagé, David & Jonathan cité par le curé comme n’importe quel groupe de la paroisse… la joie d’être accueillis comme les autres parmi les autres !

Une joie simple, qui fait du bien à toutes et tous, mais pourtant si rare ! Alors oui, nous allons continuer de la cultiver !!

Denis

Balade au cœur de la Bretagne

Nous partîmes cinq, nous arrivâmes … pas tout à fait mille, mais sept (ce qui est un excellent chiffre).
La randonnée du côté de Querrien, en Côtes d’Armor, débutant assez tôt le dimanche matin, cinq d’entre nous sommes partis en covoiturage samedi 19 août dans la soirée, pour passer la nuit chez le déjiste qui nous accueillait (un grand merci à lui !). Nous avons eu le plaisir de manger à six, chez lui, le repas partagé que nous avions prévu, ainsi qu’un bon petit-déjeuner le dimanche matin avant de nous mettre en chemin.
C’est à Pont Querra que notre septième compagnon nous attendait et que nous avons eu le plaisir de rencontrer pour la première fois.
Nous avons découvert une belle campagne, sous le soleil, et dans une température idéale pour les randonnées.

Notre premier arrêt fut l’église de Querrien, importante car c’est là que Marie serait apparue à une jeune fille de 12 ans, sourde et muette, en 1652 ; cette apparition qui l’aurait guérie est officiellement reconnue par l’Église catholique. Nous avons pris là un temps de prière, que Denis avait préparé, autour d’un texte de Voltaire extrait de son Traité sur la tolérance, et qui nous a à tous semblé avoir été écrit pour notre époque faite d’attentats terroristes.
Après un en-cas bienvenu, le chemin se poursuivait par un petit parc assez curieux : une reconstitution plutôt kitsch de l’apparition de Marie à la jeune fille, Jeanne, entourée de ses moutons (avec des statues grandeur nature). Par contre, un morceau de mur provenant certainement d’un monastère, près des statues, était vraiment beau (pour qui aime la vieille pierre, comme nous !).
Il était temps d’arriver, après 14h, pour déjeuner sur l’herbe, de retour à Pont Querra. L’excellente bouteille de vin rosé était elle aussi la bienvenue (merci à notre hôte !).
Nous avons ensuite pris les voitures pour aller non loin prendre un café à La Prénessaye, mais n’ayant pas vu tout ce qu’il y a à voir dans la région, nous avons poussé jusqu’à la chapelle de Saint-Lubin à Plémet, et heureusement ! Nous avons découvert là une petite église de toute beauté, datant du XVIe siècle, tout près d’une fontaine de la même époque, connue pour soigner les rhumatismes (comme c’est souvent le cas, et nécessaire, en Bretagne !).
C’est là que nous nous sommes dit au-revoir car il fallait bien rentrer, après un week-end des plus agréables, et avec l’espoir de revoir notre nouveau accueilli bientôt.

Isabelle

Balades de début d’été

Deux dimanches, deux activités de détente, de loisirs et de rencontre pour le groupe de David et Jonathan. Deux dates à marquer et remarquer, deux moments qui nous ont apportés aux uns et aux autres beaucoup de joie, de plaisir et d’émotion. Deux rendez-vous qu’il nous a été donné de vivre ensemble et qui nous apportent aussi tant de vies vécues et parfois survécues. Les rencontres de D&J ne sont jamais une certitude de présence, on attend, on est sûr, puis on doute de n’être que deux ou trois, pour être au final plus que prévus.


Le premier rendez-vous s’en est allé sur les terres du sud Mayennais, autrefois terre Angevine, qui nous a apporté ce dimanche 24 juin la douceur de vivre et le soleil. Des ingrédients plein de couleurs et de saveurs, mais qui auraient manqué de sel sans la présence de nos joyeux compères qui ont troqué la nonchalance d’un dimanche à ne rien faire, le repos bien mérité d’une semaine parfois harassante, pour venir tous se retrouver autour d’artistes merveilleux. Des artistes qui se sont donnés pleinement malgré un soleil de plomb et toujours dans le sourire. Un sourire qui se propage dans la foule de spectateurs, dans le rire et l’émotion qui parfois déborde des regards, des larmes qui perlent et des applaudissements qui crépitent comme autant d’étincelles jaillies de nulle part, si ce n’est du rêve transmis de grands enfants que nous sommes redevenus l’espace d’un après-midi.

Le second rendez-vous est une tout autre recette. Prenez le souvenir tenace de Patrick qui quinze ans après se rappelait d’une balade géniale aux Landes de Cojoux en Ille-et-Vilaine. Ajoutez y un pique-nique improvisé sur un terrain à bâtir, des chaussures de randonnées et des chasseurs de nuages et vous avez un cocktail détonnant de bavards ou de moins bavards se promenant dans la lande à la découverte des menhirs, des allées couvertes, qui imposent parfois de se taire pour mieux voir. Un temps pour parler, un autre pour se taire et une prière de sœur Emmanuelle qui appelle la réflexion au bord de l’eau…

Aimer
Aimer, c’est apprendre à écouter la différence de l’autre.
L’Amour est une écoute qui retentit en soi.
Alors s’ouvre la réception du don de l’autre, de sa manière autre d’aimer.
Nous serons toujours différents mais quand tu sais écouter l’autre différent de toi,
tu fais entrer en toi une vision qui n’est pas tienne.
L’autre, tu ne le changes pas, mais ta vision, oui, tu peux la changer.
Qu’est que l’autre sent, attend, et que je peux lui donner ?
L’Amour, c’est ce complément d’être que je donne
mais tel que l’autre le désire, et non pas tel que je l’imagine.
L’Amour, c’est ce complément d’être que, réciproquement, l’autre me donne, mais à sa façon.
Ceux qui s’aiment sont dans le mystère d’une relation vécue différemment, dans la différence.

Sœur Emmanuelle – « Vivre, à quoi ça sert »

Trois phrases ensuite reprises qui soulignent la différence de l’autre que l’on ne changera pas car ce serait imposer sa vision. Trois phrases qui soulignent la différence comme intangible. Trois phrases qui soulignent l’acceptation de l’autre, quel qu’il soit et quand bien même cet autre est celui que l’on aime.
Un texte qui nous a permis aussi d’entendre la souffrance, l’incompréhension ; de recevoir et de soutenir celui qui trébuche au milieu du chemin d’une vie parfois jonchée de trop de difficultés, quand ces difficultés vous touchent à l’intime d’une vie et qu’elles ne trouvent que des jugements trop hâtifs qui condamnent au lieu d’aider.
Cette balade fut une jolie randonnée où les pieds ont un peu soufferts, mais où les cœurs se sont parfois racontés. Cette balade fut un joli détour où la fatigue s’est fait ressentir, mais où les mots ont su parler. Cette balade fut un parcours où l’on se perd, mais où la solidarité permet de se retrouver.

Bel été à toutes et à tous
Jean-Louis

Une répétition à l’opéra et une soirée Zinzin

Se rendre à un spectacle, quel qu’il soit, de rue, de théâtre, d’opéra, ou toute autre manifestation culturelle donne quand on a face à soi des professionnels et/ou des amateurs passionnés, l’illusion de la facilité et de l’évidence.
Aller aux répétitions, c’est-à-dire entrer dans les coulisses de l’art, met en exergue les difficultés, les écueils de l’art auxquels les artistes donnent leurs talents. Tout est à recréer !
L’Opéra de Rennes ouvrait ses portes samedi 6 mai, le temps des répétitions de Carmen, de Georges Bizet : Synergie entre les acteurs-chanteurs, le maître de cœurs, le metteur en scène, les musiciens pour la construction d’un édifice, pierre après pierre, avec les ratés, les recommencements, les incompréhensions mutuelles, puis le début enfin d’une cohérence commune, comme l’ accouchement lent d’une esthétique visuelle et musicale, et devoir tout recommencer pour l’élaboration de l’acte suivant.
D&J y était. Une dizaine d’entre nous ont donc apprécié cette construction chorégraphique et musicale qui s’est terminée pour les spectateurs (un peu voyeurs du fait même du caractère de la répétition) en apothéose lyrique avec l’aria de « l’amour est un oiseau rebelle » du premier acte enfin réalisé.
Ténor, baryton, cœurs et soprano à cœur-joie ; pour nous remettre de telles émotions, il nous a fallu pas moins d’un pot en terrasse de café puis d’un dîner en ville pour terminer cette journée culturelle.
Cent mille millions de mille mercis à Thierry pour cette organisation culturelle …

Christophe

Recette pour un déménagement

poule au pot humour

 

Ingrédients :
2 étages et un garage ainsi qu’une nouvelle maison
Une crème d’organisation
Un bon paquet de vivacité
De l’énergie sans modération

Vous seront utiles :
Une déjiste à déménager
4 déjistes motivés
1 amie de la déjiste
2 enfants et 4 amis du fils
1 camionnette
1 remorque

Temps nécessaire : une bonne après-midi

Prenez l’ensemble des moyens à votre disposition et commencer par vider le 1er étage. Enrober le tout d’organisation.
Ensuite, garder un déjiste plus le fils pour transférer les affaires du second au 1er. Avec tout le reste de la préparation, allez dans la nouvelle maison.
Faites de même pour les affaires du second arrivées au 1er mais ne conserver aucun ustensile sur place afin de transporter efficacement cette second préparation dans la nouvelle maison. Saupoudrer énergiquement de vivacité afin d’avoir le temps de retourner au garage.
Avec le reste d’énergie, vider tous les encombrants du garage afin d’avoir le temps d’effectuer les quelques rangements nécessaires au couchage de la famille dans la nouvelle maison.

Quelques jours seront sans doute nécessaire pour décorer cette préparation à votre goût, mais vous aurez déjà obtenue une belle après-midi de solidarité !

Conseil : Afin d’éviter toute surchauffe, laissez les déjistes au repos avant toute nouvelle utilisation.