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Un lundi de pâques convivial et spirituel

Ce lundi de pâques ensoleillé nous nous sommes retrouvés à 10 chez un couple de jeunes mariés habitant à la campagne, pour une journée à la fois conviviale et spirituelle.

Après une chasse aux œufs vaillamment dissimulés par Christophe au pied des arbres, sous des bosquets ou dans des interstices de murs en pierre, nous nous sommes retrouvés (après dépôt de notre recherche dans une large corbeille) autour d’une table et d’un repas partagé avec des échanges à la fois profonds et légers (avis aux amateurs de contrepèteries, à l’actualité des jours passés ou des scandales ecclésiastiques). Avant la mise en commun des victuailles amenées par chacun, Denis et Jean-Louis, nos hôtes nous ont fait un retour des actualités de l’association tant au niveau national, régional et local, où 3 nouvelles personnes semblent intéressées par nos activités. Bienvenue à eux.

Après le repas, nous nous sommes retrouvés dans une pièce pour un échange autour d’un passage d’évangile (Luc 11,5-13) où il est question d’œuf et surtout de partage et d’accueil de l’autre. Les échanges furent riches et variés. Est-ce si facile d’ouvrir la porte au voisin et de lui donner sans retour ?

Puis après une balade champêtre qui nous fit découvrir ce village tranquille et serein, nous sommes tous repartis avec un sachet rempli des œufs trouvés le matin et ainsi chacun en les dégustant tranquillement chez soi pourra repenser à cette journée qui fut des plus agréables et des plus sympathiques.

Bernard

Rencontre Coexister

Notre association a été contactée par une jeune en service civique du groupe rennais de l’association Coexister*, intriguée que l’on puisse être homosexuel-le au sein d’une confession religieuse.
Date a été prise pour une rencontre sur ce sujet, dans le local même d’Iskis (centre LGBTI+ de Rennes). Nous étions donc une bonne vingtaines de présent-e-s, membres de David & Jonathan, de Coexister, d’Iskis ou simplement intéressé-e-s.

Nous avons d’abord pu écouter un imam inclusif, Ludovic-Mohamed Zahed, qui nous a parlé de l’islam tel qu’il le conçoit et qui se veut ouvert à toutes les diversités. Certains d’entre nous auraient aimé pouvoir approfondir cela, mais ce fut déjà une première approche intéressante (pas facilité par la visio en Skype). Merci à Ludovic-Mohamed de s’être rendu disponible.

Puis notre groupe à pu parler de ce qui peut se vivre ou ne pas se vivre dans les Églises, qu’elles soient catholiques ou protestantes, suivant l’ouverture ou non de ces communautés sur cette question. Nous avons ainsi pu témoigner des riches échanges que nous avons pu avoir avec la paroisse catholique Saint-Augustin et de la bénédiction d’un mariage de deux d’entre nous dans une paroisse protestante de la Mayenne, mais également des rejets explicites ou implicites que les uns et les autres ont pu vivre ou être témoins.
Un grand merci à Coexister et à Iskis pour avoir rendu possible cette rencontre, toujours bienvenue quand il s’agit de se découvrir les uns les autres, chacun-e avec ses convictions, mais dans la bienveillance. N’est-ce pas ainsi que nous pouvons, ensemble, avancer en humanité ?

Denis

* Coexister est un mouvement interconvictionnel permettant à des jeunes de 15 à 35 ans de créer du lien social et de promouvoir un mieux vivre ensemble, y compris à travers la diversité religieuse, philosophique et spirituelle.

Week-end spirituel Ouest à Timadeuc

Abbaye de Timadeuc : Des moines, des femmes et des hommes qui se sont trouvé(e)s le temps d’un weekend.
Deux témoignages pour rendre compte de ce temps fort, ainsi que des liens concernant les ateliers, dont l’un des documents qui a servi de base au temps du samedi matin :
« En préambule à la Bible »
« Bible et homophobie, pouvoir répondre » qui fut le support au temps du dimanche matin

Témoignage d’Etienne

Décidément, ça marche fort, les week-ends dans l’Ouest !

Après celui du mois d’août orienté détente puis celui de Noël en Mayenne, nous voici cette fois dans le Morbihan, accueilli-e-s par les frères cisterciens de Timadeuc. Au cœur de la Bretagne, au cœur de l’Église lis-je sur le site internet. Eh bien on peut dire qu’ils sont accueillants, ces frères, avec les 26 déjistes et aparenté-e-s que nous sommes ! Un lieu habité, c’est sûr.


À quoi l’ai-je senti ? A la façon dont frère Luc plante son regard dans tes yeux, visage souriant, rire généreux, tutoiement de rigueur. À la préoccupation qu’ils ont, lui et les autres, de notre bien-être, de la réussite de notre retraite. Le silence donne de l’épaisseur à la moindre chose. Celui de l’église avant les offices me ramène à mon essentiel. Nos repas taiseux nous rendent plus proches les un-e-s des autres. Reliés au point que parler n’est plus nécessaire. Et le service ressemble à une pièce de musique ou de danse minutieusement orchestrée, chacun-e se restaure recueilli-e et sait son rôle dans la partition. Il y a là me semble-t-il quelque hommage, une action de grâce peut-être ?

Une présence qui se retrouve dans nos trois ateliers animés par Denis. Merci particulier pour ce moment autour de « Bible et homophobie, pouvoir répondre ». L’instruction, la connaissance du contexte des Écritures, la prudence des interprétations font rejaillir le message d’Amour que j’ai souvent cru perdre dans mon Église.
Je reste encore émerveillé par la façon dont le groupe a improvisé la veillée du samedi. Rien de prévu et pourtant voilà : qui un poème, qui un partage, qui une histoire ou un refrain… et la veillée se bâtit d’elle-même. Ça me rappelle comme nous avions écrit un psaume l’été dernier, en se passant le crayon, comme ça, mine de rien…

Des moines qui citent sans trembler David et Jonathan au cours des vêpres, pour que toute l’assemblée partage notre prière. Des moines qui invitent Christophe à faire une lecture lors de la messe dimanche et Myriam à préparer l’Eucharistie. Des moines qui prient pour les jeunes et les dangers du net et des réseaux sociaux. Des moines qui nous engagent à faire de nos manques une ressource. Et qui nous accueillent autour de l’autel pour la communion. Au cœur de la Bretagne, au cœur de l’Église. Oui. Au cœur du monde aussi. Déjà des idées naissent pour un prochain week-end spi : partager davantage ce que chacun-e a vécu en participant aux offices. C’est vrai que moi, je ne me suis pas levé à 3h45 pour les vigiles. J’étais en communion avec mon matelas. Mais certain-es, oui ! Demander à un frère de donner son témoignage de vie etc. Merci à toutes et à tous et… rendez-vous bientôt alors ?

Etienne, D&J Finistère

Témoignage de Salvatore

Du 8 au 10 mars 2019 j’ai eu la possibilité de participer à la retraite organisée par David & Jonathan Grand Ouest à l’Abbaye de Timadeuc (56).

À 28 ans, c’était ma première expérience de retraite dans le cadre d’une abbaye. Après avoir quitté l’Italie et m’être installé en France en 2010, je me suis progressivement éloigné de l’Église, car je n’y trouvais plus ma place. C’est ainsi que j’ai commencé à cultiver mon rapport à la religion de manière individuelle.

Au fil de ces dernières années, j’ai senti le besoin d’avancer spirituellement et de m’approcher à d’autres religions, par exemple en faisant l’expérience d’une retraite dans un ashram près de Paris. Cependant, j’avais besoin de me réconcilier avec la religion catholique et d’analyser ce sentiment de culpabilité que la religion avait généré vis-à-vis de mon homosexualité.
Dans les jours qui précédaient la retraite, l’idée de prier dans un contexte collectif m’était un peu difficile, mais, dès les premiers instants, je me suis senti à l’aise. La retraite spirituelle s’est révélée être d’abord un moment de partage et d’échange. C’est dans ce contexte que j’ai pu faire de belles rencontres.

Après des années de distance avec la religion catholique, je craignais le fait d’être confronté à des évocations trop religieuses pour moi, mais tous les moments, y compris les offices, se sont transformés en réflexions plus larges qui résonnaient avec la vie personnelle de chacun.
Les repas se faisaient dans le silence, bercés par la musique classique. La gêne due à l’absence de dialogue a laissé la place à un sentiment de bienveillance et tranquillité. Le fait de ne pas parler permet de se concentrer plus sur soi, sur ce que l’on mange mais on devient également très attentifs aux autres, on finit par dialoguer par le regard et par les sourires.

L’enchaînement des ateliers et des temps d’échange ont été des moments forts qui ont permis d’évoquer des sujets très sensibles, toujours sous le regard bienveillant des autres.
Le fait d’en parler et d’être confronté à d’autres parcours comme le mien était déculpabilisant.
En particulier, j’ai trouvé très intéressant l’atelier de dimanche « Bible et homophobie, pouvoir répondre » : cet atelier m’a donné la possibilité de me munir d’arguments concrets pour réfuter les accusations que l’on formule souvent contre les homosexuels, en citant la Bible.

Salvatore

Noël de l’Ouest

Noël de l’Ouest à Senonnes

15 et 16 décembre 2018

Au début, j’ai fait ce rêve, de nous rassembler toutes et tous pour fêter Noël, de nous donner l’espace d’un instant de ce bonheur qu’ont les enfants de recevoir et des grands de donner. Ce cadeau vieux de deux mille ans et qui pourtant se renouvelle chaque année. Moment unique qui conduit les familles à ressouder s’il en est besoin le cocon des familles réunies au coin de la cheminée où chacune et chacun déposent chaussettes et chaussons au soir du 24 décembre en espérant qu’ils se rempliront au petit matin. Mais pour vivre cela, il faut une famille, des enfants, que nombre d’entre nous n’ont pas toujours ou n’ont pas vraiment ! Alors, j’ai fait un rêve comme le grand Martin Luther King… Oui j’ai fait ce rêve pour chacune et chacun d’entre nous de nous retrouver en famille… dans la famille David et Jonathan à laquelle nous sommes fiers d’appartenir. Alors oui, j’ai cherché à réunir comme on réunit les cousins, les frères et sœurs, les oncles et les tantes éloignés que l’on voit rarement. J’ai appelé j’ai sonné j’ai envoyé des lettres d’invitation puis je me suis éveillé.

On fait tous des rêves mais les rêves se font en dormant. Au réveil, au mieux il en reste quelques souvenirs dans notre mémoire, au pire ils se sont évanouis avec la réalité du petit matin. Pour donner vie à ses rêves, il faut tendre les mains et accepter de recevoir l’aide de toutes et tous… Et ils et elles sont venu(e)s, à commencer par mon homme, mais aussi Chantal, Jacqueline, Étienne, Maryam, Isabelle, Piero, Bertrand, Annette, mais aussi toutes celles et ceux dont je n’ai pas retenu les noms, mais qui ont fait de ce moment un instant magique, où les pères et mères noël sont venus la hotte chargée de cadeaux multicolores, de rires et de bonheur.

Pourtant, il s’en passe des choses entre les deux. Entre le réveil qui sonne et le retour au lit. Il y a à peu près toutes les saisons d’une année d’une vie. Le printemps d’une découverte autour d’un bien être épatant où l’idée a germé et pris son envol. L’été un peu torride où l’on

s’échauffe pour un rien à tout ce que l’on aimerait et voudrait faire, puis l’automne un peu pluvieux et froid où les désistements des lettres qui devraient arriver et celles qui n’arrivent pas. Les remarques toujours difficiles qui refroidissent les élans qui auraient pu finir en hiver sans que rien ni personne ne s’en émeuve… Sauf que c’est sans compter sur l’esprit qui plane sur la maison des groupes de l’ouest et d’ailleurs, c’est sans compter sur l’élan sans mesure qui frise la démesure. On est parti sans penser et on est arrivé en pensée dans un gîte de la Mayenne profonde coincé entre Bretagne, Loire-Atlantique, Anjou… Vendée et même la Touraine ! Au diable la géographie qui se moque bien des départements, des distances pour parcourir comme le petit poucet et chausse les bottes de sept lieues.

Et finalement l’hiver est arrivé, car Noël est bien en hiver. L’hiver est arrivé avec les lumières qui scintillent comme autant de bonheurs dispersés dans les regards que l’on a croisés. L’hiver est arrivé avec son manteau de silence dans l’émotion des cœurs lourds. L’hiver est arrivé un peu froid un peu gelé, pour mieux se blottir les uns à côté des autres, pour mieux se réchauffer et surtout pour mieux s’entre donner. Donner sans compter des cadeaux de pacotilles faits de verroteries et de bougies à deux euros six sous mais surtout donner des mots, des chants, des fous rires et des farandoles qui nous aideront la bise venue avec suffisamment d’énergie pour continuer d’avancer. Voici quelques uns de ces gestes, de ces mots que je vous invite à découvrir sans en ajouter, sans en dire davantage… sinon : à bientôt.

Jean-Louis

Impressions choisies :

Bernard

David & Jonathan c’est l’éventail de croyances et d’aspirations qui nous composent, que chacun à sa liberté de s’exprimer, ou pas, selon ses propres aspirations. C’est vrai, c’est juste et c’est beau ainsi.
C’est alors qu’à cette même seconde me revient en tête, du fond des âges, cette toute première récitation apprise en maternelle, alors que je ne devais pas avoir plus de cinq ans, et que je n’ai jamais oubliée – moi qui perd désormais mes mots à tout instant !- :
« Si tous les gars du monde voulaient s’donner la main, ils pourraient faire une ronde autour du monde, Si tous les gars du monde décidaient d’être copains et marchaient main dans la main le bonheur, serait pour demain, si tous les gars du monde… etc… etc… »
Je vous souhaite à toutes et tous un Noël baigné de Lumière, une heureuse année 2019 réalisant pleinement vos désirs et vos aspirations, et aussi…. « Une ronde autour du Monde…..

Nadine

Wend déjinoëlique…ça vaut bien une ligne pour dire le bonheur de vous rejoindre et de partager cette ambiance fraternelle et festive. DJ c’est magique ! De nos amitiés nouvelles ou retrouvées, de chants essayés ou de danses endiablées, de nuit écourtée pour mieux partager avant de nous quitter cette intensité de moments au temps spiritualité.

DJ c’est magnifique !

Joyeux Noël.

Téo

Piero de la Luna, samedi 15 décembre 2018

Un rien du jour gris qu’il fait

Du temps qui lasse au plus court
Un peu de nos ciels
Que la nuit grignote à petit
Un peu de toi, d’elle ou de lui
Qui avance dans la neige
Marche sous la pluie

Un peu de nos cœurs pour « nos ailes »
Un rien des rêves de nos îles
Un bout de toi pour ton abri
Un peu d’elle, un peu de lui

Un jour pour naître
Un jour te connaître
Qu’enfin la lumière nous relie
Ce serait Noël chaque jour

Un peu de Noël ensemble
Quelque chose de toi qui me ressemble
Le jour se lève
Il faut recommencer

Quelque soit ton pays
Lire dans tes rêves
Et t’ouvrir un lit

Un peu de nos ailes
Un peu de ton île
Un peu de Noël
Un peu de nos ciels
Un peu de toi

Un peu de nos toits
D’elle ou de lui
Qui avance dans la neige
Marche sous la pluie

 

40 ans de David et Jonathan Rennes

Il y a 41 ans, une personne qui a connu les tous débuts de « christianisme et homophilie » à Paris, qui deviendra notre association loi 1901 « David & Jonathan », rencontre une autre personne sur Rennes… L’année suivante, il y a donc 40 ans, une lettre fut envoyée au cardinal Gouyon à Rennes qui l’a considérée pleine de sincérité – l’homosexualité est encore pénalement condamnée. Ce qui conduit vers la supérieure des clarisses qui mène à un prêtre dominicain, et c’est le début du groupe David & Jonathan à Rennes !

Et c’est grâce à ce même couple d’hommes qui a repris contact avec notre groupe il y a peu, que nous nous sommes retrouvés à 14 personnes, chez eux, pour les 40 ans de notre groupe ! Nos hôtes ont non seulement fourni l’idée, la date, le lieu, mais également une décoration et un repas de fête ! Un grand merci à Alain et Daniel !!

L’occasion, à travers les propos des plus “anciens”, de retisser l’histoire de notre groupe qui s’était un peu perdue, avec ses responsables, ses activités, et quelques photos marquantes. Et se remémorer de manière ludique, grâce à notre efficace secrétaire, les bandes sons des différentes décennies 1978, 1988, 1998, 2008 et 2018 (bravo à Dominique pour sa culture en la matière !).

Pour marquer l’occasion de cet anniversaire, chacun et chacune aura agrémenté un arbre-logo de feuilles de couleur, comme une empreinte de notre diversité partagée.

Et bien entendu, nous avons terminé notre repas par un gâteau d’anniversaire, dont les bougies ont été soufflées comme il se devait, par notre fameux couple des débuts !

Denis

Week-end à Port-Blanc

Weekend à Port-Blanc de DJ Ouest les 25 et 26 août 2018

Port-Blanc ou l’histoire d’un week-end de déjistes venus des groupes du Finistère, de Nantes, de Rennes et de Vendée. Un petit moment de bonheur partagé sous un soleil imprévu, placé sous le signe de rencontres heureuses au hasard de nos pérégrinations d’un Tro Gwen un peu loufoque. Du plaisir de la table à celui de la mer parfois chaude parfois fraîche, mais toujours délicieuse comme ces mots et ces ballades accompagnées à la guitare, qui se disent sans se dévoiler et vous environnent d’un halo de douceur, de bienveillance qui recharge les batteries avant la rentrée. Des images plein la tête gravées sur nos écrans de portables et d’ordinateurs.

Un air de madeleine qui ne dit pas son nom, celui d’une fin de vacances où le maître d’école Denis nous a fait vibré au son et aux cordes du psalmiste… Il en reste encore un écho dans l’air, un air de rengaine qui s’est écrit avec toutes et tous et dont voici le fruit :

PSAUME

composé par les participant-e-s, façon “cadavre exquis”

Heureux l’homme et la femme

Qui bénira Dieu en tout temps

Le temps s’efface mais Dieu dans ton amour demeure

Nous restons tous unis autour de Dieu

Pour être en Dieu et Dieu en nous ; tout est un

Ce qui a été séparé a été réuni

Ceux qui se sont querellés ont jeté leurs armes

Ainsi tout est consommé

De l’obscurité que surgisse la lumière. Enfin !

De là, la Parole de Yavhé dans vos cœurs par amour

Généreuse est cette journée

Tant la nuit d’avant fut féconde

Que neuf mois plus tard elle enfanta un fils

Cette enfant qui est-il aujourd’hui

Il est toi, il est moi, il est nous

Il est ce que nous voudrons construire en ce monde

Partagé, aimer, donner, par toi, pour toi, pour nous

Mon âme se repose en paix, en Ta Parole

Sois loué pour chacun, chacune

Jean-Louis et toute la troupe du week-end de Port-Blanc

Cap sur Moncontour

Cap sur Moncontour-de-Bretagne !
Si le groupe de DJ Rennes ralentit ses activités au moment des vacances, ses membres ont pris l’habitude de se retrouver, au cœur de l’été, pour une petite sortie. Mais, bien sûr, c’est, avant tout, l’occasion de se retrouver.
Ce dimanche 12 août, nous étions 10, tous de la gente masculine, à nous être donné rendez-vous à Moncontour-de-Bretagne, cité médiévale située sur un promontoire rocheux à quelque vingt kilomètres de Saint-Brieuc. En outre, Moncontour a participé au concours « le plus beau village de France » et a terminé à la quatrième place. ( Les deux années précédentes, c’étaient deux villages bretons qui avaient remporté l’épreuve ce qui rendait peu probable une victoire.)
Par prudence, (en raison du temps dont nous disposions), nous avons d’abord visité le Musée de la Chouannerie, le pays de Moncontour ayant été un haut lieu d’événements historiques au moment de la Révolution française. Le musée est éclectique, contient aussi des objets en lien avec la vie paysanne. Les participants ont témoigné de leur intérêt pour cette tranche d’histoire.
Ensuite, nous avons quitté « Moncontour intra-muros » pour une petite randonnée d’un peu plus une heure où nous avons pu discuter à loisir. Bientôt, nous avons rebroussé chemin et, finalement, avons effectué un parcours différent de l’aller ce qui nous a permis d’avoir de nouvelles perspectives panoramiques. Nous avons surtout vu la Cité dans son ensemble. Les plus téméraires ont même réalisé une photo sur cette vue unique depuis la route qui s’est avérée peu sûre ! Mais voilà : pour avoir une belle photo, on prend des risques.
Le moment du repas étant arrivé, nous avons partagé notre pique-nique sur la terrasse du bar « Le Contretemps. » Mais la pluie, qui s’est invitée, nous a contraints à nous réfugier à l’intérieur.
L’après-midi midi, nous avons découvert la cité « intra-muros » avec ses demeures remarquables, ses remparts, ses sculptures, ses rues étroites ou fortement pentues. Le parcours s’est avéré pittoresque et, de ce fait, fort apprécié.
Ensuite, last but not least, nous sommes allés visiter l’église Saint-Mathurin remarquable surtout pour ses splendides vitraux qui datent du XVIème siècle : on y trouve notamment un Arbre de Jessé, une grande verrière consacrée à la vie du Christ, une autre à Saint Jean-Baptiste, une autre à Sainte Appoline.
L’un d’entre nous a alors proposé de terminer la journée par une visite à l’église de Langast, laquelle est l’une des plus anciennes de Bretagne et même de France. Edifice carolingien, il contient des fresques datant du Xème siècle.
Et c’est ainsi que nous avons conclu ce dimanche, heureux de cette journée, qui alliait détente, culture et convivialité…comme souvent à DJ.

Compte rendu de la rencontre sur la PMA

Rencontre St Augustin groupe D&J Rennes

Filiation et PMA

Le 24 juin 2018

Filiation et parentalité

Pour moi la filiation

C’est :

Pour la majorité :

Le biologique

L’histoire de nos origines (connaître son histoire)

La transmission des valeurs, des repères

Mais aussi un don une grâce, le souci des parents même après la mort.

Ce n’est pas :

Être responsable de ses parents mais non redevable à l’infini

Ce n’est pas que les liens du sang

Pour moi la parentalité

C’est :

Pour la majorité :

L’accueil d’un enfant, être responsable

L’amour

L’éducation

Mais aussi l’accompagnement tant moral que spirituel

Ce n’est pas :

L’absence de maturité, un caprice

L’absence d’amour

Être corvéable à merci

La PMA

Préambule : une évolution de société :

  • La PMA sans donneur c’est médicale.
  • La PMA avec donneur(se) devient en plus sociétale… Pour tous les couples, quels qu’ils soient. De tels projets parentaux nécessitent un discernement avec le souci de l’enfant.
  • La PMA pour les couples de femmes : c’est majoritairement oui
    • Il peut y avoir des réticences, comme la peur du manque de repères masculins.
    • Mais ce qui importe, ce sont les références données. Pour certains, l’absence de père n’est pas à éluder, mais n’est pas un point bloquant.
    • Par contre, il importe de légiférer avec le souci majeur de l’enfant mais aussi pour le protéger et apporter l’égalité économique.
  • La PMA pour les femmes célibataires : c’est plutôt mitigé
    • Cette demande répond à un désir qui pose question à certains, mais pour la majorité, le désir d’enfant est généralement présent dans les couples.
    • Difficulté pour l’enfant et la mère de ne pas avoir un autre parent en vis-à-vis.
  • La co-parentalité, 2 points de vue :
    • D’un côté, une solution qui paraît floue, complexe, très exigeante, avec risque de perte des repères d’un enfant aux multiples parents
    • Au contraire, un moyen de trouver le féminin et le masculin. Une solution qui existe déjà d’une certaine manière dans les familles recomposées.

Avec quoi je repars

  • Débattre sans se battre
  • Toute personne est capable d’amour et d’éduquer un enfant, mais nécessité d’un discernement quand il ne s’agit pas de parents biologiques
  • Que deviennent vraiment les embryons issus de la fécondation in vitro et non utilisés par les parents
  • Je note la force du désir d’enfant comme une notion qui serait absolue, alors que le désir est fragile et variable.
  • Débats intéressants, mais le compte rendu du groupe 1 me fait penser que l’Église ne bougera jamais, car c’est son rôle de réciter son catéchisme. On ne peut pas demander à une grenouille de voler !
  • Enrichissant, sujet délicat, faut-il tout autorisé ? En même temps, il faut prendre en compte l’évolution de la société.
  • Débat intéressant, aux multiples points de vue. À approfondir !
  • Deux phrases m’ont marqué : « La filiation, c’est un don, une grâce » ; « Le père doit adopter ses enfants »
  • 🙂 Belle préparation en amont !… merci !
  • Échanges, respect
  • Sans langue de bois, ne pas avoir des positions tranchées et rester ouvert au débat
  • Tout cela rejoint la question « qu’est-ce qui crée famille aujourd’hui ? », grande complexité
  • Avec quoi on repart de cette après-midi 24 juin : que des personnes prennent à cœur ces questions délicates… merci
  • La PMA est une évolution liée au progrès technique. On ne pourra pas l’interdire. Il faut l’admettre et surtout l’accompagner car c’est complexe.

Mon premier mariage arc-en-ciel

Un article de notre ami Téo repris du blog du groupe de Nantes :

Parcourant depuis Nantes de longues routes bordées de forêts et de prés, un vert de mille nuances est la première couleur de ce week-end au goût d’arc-en-ciel.
Au cœur de la Mayenne, nous arrivons à Fontaine-Couverte, écrin de campagne où les deux cœurs rouge garance de Denis et Jean-Louis vont sceller leur union dans la minuscule salle de la mairie. Soleil jaune au dehors, chemises bleues et souliers vernis assortis, les amoureux se disent « Oui ! » sous les ors de la République entourés de leurs familles, amis ou déjistes (nantais, rennais et bretons) simplement heureux de partager ce moment de bonheur. Et n’en déplaise à la old english lady voisine qui a choisi de fermer portes, fenêtres, persiennes et cœur « so » offusquée d’apprendre qu’aucun voile de mariée saupoudré de grains de riz ne viendrait franchir le porche de l’Hôtel de ville. Ô my god….
Mais qu’importe les grincheux, c’est joyeux que nous quittons la mairie pour nous rassembler dans la salle voisine autour d’une cérémonie protestante. La croix confectionnée par Hélène prend place sur l’autel. Un moment spirituel riche en émotions mêlé de chants, textes, prières, poème, alliances et colombes1.

Quelques explications des mariés s’imposent sur la symbolique qu’ils souhaitaient apporter aux échanges des alliances et colombes dans leur union :

« Les alliances sont un symbole du mariage auxquelles nous avons voulu y ajouter tout d’abord deux colombes. Deux colombes comme trait d’union d’une alliance première avec Dieu, celle de la paix dans les cœurs et dans les vies.
Pourquoi ces colombes symbole de paix ? Quand le regard sur la différence que nous portons a généré tant de souffrance, parfois de mal de vivre, souvent de mal-être et de détresse d’un genre que certains n’ont pas voulu voir humain !
Parfois rejetés par les siens, encore trop souvent par les Églises, exclus par les autres, au banc d’une société qui se plaît à rire en sous main. Mais les choses évoluent par le courage d’une poignée, par l’amour et la compréhension de beaucoup, dont vous êtes ici nos témoins.
Pour nous ces colombes sont également symbole de l’Esprit Saint. Vivre au souffle de l’Esprit de Dieu, c’est être comme ce vent dont on ne sait ni d’où il vient ni où il va, comme le Christ qui a bousculé les nombreuses frontières que les hommes se mettent entre eux.
Alors, nous nous sommes dit que cet oiseau méritait bien de symboliser l’élan de la paix et de la fraternité que nous voulons porter dans notre amour. Il est capable, si nous y croyons suffisamment fort, de nous faire décoller de nos idées poussiéreuses et bien arrêtées. Il est capable, comme d’un battement d’ailes, de nous élever au-dessus de la mêlée des bêtises et des conneries humaines.
Il porte la paix, non dans une blancheur qui se voudrait immaculée et qui finalement renie la diversité de notre humanité, mais dans les mille couleurs de l’arc-en-ciel, que l’on ne peut capturer dans nos mains, mais qui ne se saisit bien qu’avec les yeux du coeur. »  Denis & Jean-Louis

Le poème de Denis :

Bien-aimé

Bien avant que je ne le connaisse lui mon roi
Déjà il m’embrasait des bienfaits de son amour
Je ne veux avoir de cesse de l’adorer en retour
Lui qui aime dès que je crie ou chante ma foi
Il s’est fait nourriture se livrant sur une croix
Corps et sang dans une vie donnée sans retour
J’ai dit oui à l’alliance nouvelle pour toujours
Car telle une sève sa fidélité m’irrigue de joie
Christ ton Père me convie pour les noces d’or
L’Esprit me met à nu pour être vrai devant toi
Je ne puis rêver ne puis imaginer meilleur sort
Jamais tu ne brises ma liberté mais tu accrois
Ma charité pour ceux blessés d’âme de corps
Que tu chéris toi qui de leur salut est la voie

Le chant « Evenou shalom alerhem ! » clôt la célébration.
Nous vous annonçons la paix
Nous vous annonçons la joie
Nous vous annonçons l’amour

Une pincée de bulles de poiré jaunes, roses ou bleues plus tard, nous voici chacun-e paré-e d’un bracelet de couleur qui, dans un espace verdoyant à quelques pas de là, va nous transporter petits, grands, familles, amis et déjistes mélangés dans une farandole ludique. Ensemble, dans une bonne humeur communicative, nous avons grimpé, pêché à la ligne, joué à chat perché ou à saute mouton, dansé sur un pont d’Avignon mayennais d’adoption. Le soleil printanier déclinant à l’horizon, il est temps de reprendre la route jusqu’aux portes de Laval pour la soirée.
Accueillis par un arc en ciel de ballons, une petite colombe arc en ciel en guise de marque-place et des jolies compositions florales sur les tables nous voilà partis pour un repas ponctué d’intermèdes ludiques et musicaux. Le champagne sabré, le dessert dégusté, la piste de danse s’ouvre à nous pour une nuit musicale aux notes de disco, de rock et de madison entremêlés. Les plus courageux, à une heure très matinale et avant de sombrer dans les bras de Morphée, s’accordent une pause soupe à l’oignon de coutume.
Nous quitterons nos hôtes néo-mariés après un petit-déjeuner prétexte à prolonger un week-end riche en échanges.
Un voyage retour gris et pluvieux mais un cerveau encore ensoleillé par mon premier mariage arc en ciel ! 😉

Téo

1 colombes et alliances qui, drôle de coincidence, se retrouvent sur les carte, mugs et photophores offerts par les déjistes nantais 😉

Henri Lemay, prêcheur aux propos dangereux : intervention de DJ

Aux évêques de Bretagne

À l’association Debout Resplendis

Rennes et Quimper, le 26 mars 2018

Chers Pères Évêques de la Bretagne,

Chers responsables de l’association Debout Resplendis,

Nous faisons partie de l’association David & Jonathan, mouvement homosexuel chrétien, et nous avons été alertés sur la présence de monsieur Henri Lemay comme orateur à l’une des sessions de « Debout Resplendis » prévue du 5 au 8 avril 2018.

Nous avons pris connaissance du contenu de « Formation en guérison chrétienne quatrième niveau, 2e édition mars 2013, sexualité humaine occultisme et spiritisme par monsieur Henri Lemay » et nous sommes plus qu’inquiets de son enseignement.

Dans un communiqué de presse du 27 mars 2015, « après étude des enseignements donnés par M. Henri Lemay, les évêques romands demandent à M. Henri Lemay de s’abstenir de tout enseignement et prédication en Suisse Romande, jusqu’à nouvel ordre. » (http://www.eveques.ch/nous/cor/documents/nominations-renouvellements-de-mandats)

On peut en effet questionner les fondements tant bibliques que théologiques, mais surtout en matière de psychologie de ses enseignements.

Au-delà du lien choquant qui est fait dans le texte de monsieur Lemay avec la pédérastie voire avec la pédophilie, nous souhaitons vous mettre en garde sur les discours de « guérison » de l’homosexualité, y compris lorsqu’il est question de “guérison spirituelle” ou de “thérapie spirituelle”.

Non seulement l’homosexualité n’est pas une maladie, ni une quelconque « déviance sexuelle » ou « dépendance sexuelle », mais ce discours est culpabilisant pour les personnes homosexuelles voire pour leurs parents puisqu’il y est présupposé une blessure : « le priant doit trouver les causes de l’orientation sexuelle dans les blessures ou les mécanismes d’adaptation in utero, de la petite enfance, de l’adolescence ou de la vie adulte ».

Il est aujourd’hui connu que de tels discours peuvent conduire à des « faux souvenirs induits » qui peuvent être d’une particulière gravité dans la vie de la personne elle-même ainsi que dans sa vie relationnelle avec ses proches.

Le texte de monsieur Lemay cite l’organisation Exodus qui prétendait « convertir » les personnes homosexuelles pour en faire des personnes hétérosexuelles. Or, le 19 juin 2013, son président, Alan Chambers, a annoncé la fin d’Exodus International en déclarant : « Je suis désolé que plusieurs d’entre vous aient passé des années dans la honte et la culpabilité que vous avez ressenties quand votre orientation sexuelle n’a pas changé. Je suis désolé que nous ayons promu le changement d’orientation sexuelle et des théories réparatrices sur l’orientation sexuelle qui stigmatisaient les parents. »

Nous pouvons témoigner que ce n’est pas l’homosexualité qui est destructrice mais l’homophobie qui pousse à la détestation de soi d’une manière ou d’une autre.

Nous pouvons témoigner également du temps qu’il faut aux personnes homosexuelles pour se reconstruire lorsqu’elles ont été meurtries par de tels discours et par la confiance qu’elles avaient mises dans ce qu’elles croyaient être des chrétiens de référence.

Nous pouvons témoigner enfin que la pression sociale et religieuse qui pousse des personnes homosexuelles à se croire hétérosexuelles et à vivre une conjugalité avec une personne de l’autre sexe ne conduisent pas à une vie conjugale heureuse.

Louer Dieu de tout son être avec des frères et sœurs en Christ peut être source d’une joie profonde et être libérateur. Mais cela peut devenir mensonger si les encadrants ne font pas preuve d’une extrême probité dans ce qui fonde leur accompagnement des personnes.

Il nous a donc semblé de notre responsabilité de vous avertir de la dangerosité de tels discours.

Fraternellement en Christ

Denis pour le groupe de Rennes

Étienne pour le groupe du Finistère